Der blutige Landtag zu Onod.
473
furent presttes d’agire. L’assemblee aiant prise Seences, Le
Comte Bercsenyi parla des lettres de dits deux gentils liommes; il
demenda, qu’ on les examine, et qu’on delibere contre ces traitres
de la Patrie; Le Prince Rakozy; derier le quel les trois Ilosvay se
tenoient de bout, et bien armes; fit ses plaintes premedites contre
Les S rs - Paul Okolocsanyi et Rakoffzky; et fit le semblant de
se demettre de sa charge des cheiTs des revoltes; Le Comte Bercsenyi
prit la parolle cria vengence contre les pretendues traiters; mais
Paffaire arriva, comme il l’avoit prevue; P assemblee disputa pour
et contre et vouloit examiner les cas ä loisir et selon l’equite; alors
pour rompre le coup; Le Prince Rakozy se leva de sa place, pour
s’en aller; mais en effet pour donner le signal a ses satalites; Dictum
et factum; Le Comte Bercsenyi et les autres tomberent sur les deux
victimes; ils en tuer l’une sur les champs et blaisser l’autre; on n’a
pas eu cependent besoins de trouppes; car personne ne prit la
partie des innocents; au contraire, toutte eette assemblee fut si
estourdie par cette violence, que chaqu’ un craignant pour soy mesme;
ils crierent a ceux qu’on masaccroient; qu’ils demendent pardonne
et qu’ils implorent la clemence des assassins, pour un crime qu’ils
n’avoientpas commis. Aussi immediatement dans la Seence d’appres,
ils jugerent Rakoffzky pour estre legitimement tue. condemner
Okolocsanyi; annullerent leurs libertes; et declarent l’interregne.
11 est a remarquer, qu’un des Ilosvay depouilla le corp de
Rakoffzky, Iui prit son echarpe; et le mesme jour ils’enpara;
et il fit cette belle action en presence de la Diette, et de ebefifs.
Original in Privathänden.
Sitzb. d. phil.-hist. CI. IX. Bd. III. Hft.
31