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Joseph Fiedler.
ne fit que plaisir a leurs adherans, et lui tout le mal; il se charga
aussi de l’exequution de cette injuste resoloution; Avant les Seences
de cette pretendue Diette, immediatement appres 1’ ouverture d’icelle;
Le Prince Rakozy et Le Comte Bercsenyi; disposerent Le Comte
Karoly, d’entrer avec eux dans la resolution de cliatier l’insolence
comme ils disoient de ces dits deux gentils hommes; sans s’ouvrir
neamoins au dit Seigneur au sujet de leurs intentions pour la declaration
de Pinterregne; Ils firent prester entre leurs mains un serment,
aux officiers francois, pour ce, qu’ils exequuteront fidelement
leurs ordres; leurs aiant respresentes que touts ces qu’ils auront ä
faire seroient pour les interest du Roy tres Chretienne qui leurs
scaura bon grees.
Cettes messures prises; Le deux cheffs clioisirent les trois
Ilosvay oncles et neveux; pour estrel’instrument des meurtres qu’ils
avoient resolu de connnettre. ils presterent serment au Prince
Rakozy de lui prestre leurs bras; et celuici les informa de ce qu’ils
devoient faire; le motte fut pour eux que Le Prince Rakozy appres
avoir deplore le sort de ses confederes, et s’estre plaint de la trahison
qu’on leurs faisoient; se demettera de sa puissence de eheffs;
et renoncera a toutte Pauthorite qu’ils lui avoient donne dans leurs
assemblee deSzecseny; et se levera pour s’en aller; Le Comte Bercsenyi
criera vengence, et mettera sa maine sur le sabre. Le Signal
pour les trouppes estoit; un coup de pistolets, que Jean Ilosvai
devait tirer, a Pentre de la tente, appres que Le Prince Rakozy en
sortiroit; mais ce signal ne devoit pas estre donne, qu’en cas, que
l’assemblee desrevoltes vouderoit s’opposer a Pexequution sanglante
qui devoit se faire au milieux d’eux et a leurs vues. L’exequution de
cette tragedie fut precipite plustost, qu’on n’avoient pas resolu de la
jouer; a cause que Le Prince Rakozy en donnant ses ordres ä son
maistre d’ hostele Le S r ' Otlik; pour faire tenir ses bagages prestes
a marcher il s’ echapa de lui dire; que dans P assemblee de ses
adherans feiles terribles chosses se passeroient ineessement, que
tout le mounde en sera surpris; Cettes parolles mirent Le S r- Ottlik
dans les embaras; et eiles intrigverent fort touts ceux a qui il les
avoit redit; si bien que Le Prince Rakozy fut oblige de faire
jouer sa tragedie plustost qu’il avoit resolu; pendent la nuitte, qui
preceda cet funest jour; l’artollerie fut Charge ä cartouclies et
braquee contre la tente ou Passemblee devoit se tenir; et les trouppes