Lafayette in Oesterreich.
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Au cas donc que les griefs de toutes les personnes detenues
mentionees n’aboutissent, ainsi qu’on devroit s’y attendre, qu’a
des plaintes incompetentes ou insignifiantes, Mr. le general
voudra bien faire dresser un procbs verbal detaillant les points
essentiels qui etabliront la moderation et convenance du traiternent
qu’eiles ont eprouve, et il les engagera ä y apposer leurs
signatures. Mais au cas qu’il se manifeste par ses enquetes
qu’il ait ete contrevenu aux ordres et aux intentions de Sa M.
et qu’il ait ete donne des sujets de griefs reels et notables ä
quelqu’une des dites personnes detenues, Mr. le gen. Mar is de
Chasteler en fera son rapport detaille en y ajoutant ses idees
sur la maniere la plus convenable d’applanir pareils griefs et
de parvenir ä remplir le desir de S. M. d’obvier pour la suite
a des delats dont l’exageration ne feroit que confirmer de plus
en plus les bruits calomnieux qui se sont repandus.
Quant au second objet de la Commission, dont M r le
M is de Chasteler est Charge par S. M. l’Empereur, il consiste
ä signifier a M rs de la Fayette, de la Tour-Maubourg et Bureau
de Puzy que, bien que la paix avec la France ne soit point
encore defmitivement reglee et que S. M. n’ait contracte aucun
engagement pour leur delivrance, Elle se sentait neanmoins disposee
ä les faire elargir sans delai ulterieur; mais que l’incompatibilite
des principes, qu’ils avoient professes et ne cessoient
de professer bautement, avec ceux, qui font la base de la tranquillite
des Ses Etats, mettoient S. M. dans le cas d’exiger d’eux
la promesse par ecrits, qu’ils se transporteroient comme ils
l’avoient annonce en Amerique ou pour le moins ne rentreroient
en aucun tems dans ses provinces hereditaires sans une
permission spdciale et qu’aussitot qu’ils auront satisfait a cette
condition, l’ordre pour leur mise en liberte avec les passeports
et directions necessaires pour leur voyage ultei'ieur seroient
delivres. — Il s’entend au reste que Mad e de la Fayette et
ses filles accompagneront M r de la Fayette et que toutes les
personnes detenues le seront par les domestiques entr6s avec
elles a la forteresse.
Vienne le 21 Juillet 1797.
le B on de Thugut.
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