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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 92. Band, (Jahrgang 1878)

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B  ü  d  i  n  g  e  r.

prisonniers  d’Etat  frangais  detenus  ä  la  forteresse  d’Olmutz
roule  sur  deux  objets.
Le  premier  a  trait  aux  bruits  et  aux  rapports  qui  ont
ete  repandus  avec  tant  d’affectation  k  l’etranger  sur  les  pretendus
  mauvais  traitements  que  ces  prisonniers  y  auroient  essuyes.
S.  M.  I.  ne  peut  que  juger  tout  ces  bruits  faux  et  calomnieux.
  Cependant  ayant  a  coeur  de  se  procurer  tous  les  bclaircissements
  propres  a  les  faire  dementir  et  surtout  k  prevenir  que
par  la  suite  les  dits  prisonniers  par  exageration,  depit  ou  esprit
de  vengeance  ne  se  permettent  de  les  accrediter  et  confirmer
eux  memes,  Mr.  le  general  est  Charge  de  sommer  Mr.  et
Mad me  de  la  Fayette  ainsi  que  M rs  de  la  Tour-Maubourg  et
Bureau  de  Puzy  de  declarer  les  mauvais  traitements  dont  ils
croyaient  avoir  k  se  plaindre,  de  faire  ensuite  toutes  les  enquetes
et  perquisitions  necessaires  pour  pouvoir  apprecier  la  realite
et  l’importance  de  leurs  griefs,  en  leur  confrontant  au  besoin
les  personnes  contre  lesquelles  ils  auroient  articule  des  plaintes.
Mr.  le  Marquis  de  Chasteler  jugera  bien  lui-meme,  que
cette  enquete  n’aura  a  porter  que  sur  des  objets,  dont  la  realite
formerait  des  sujets  de  grief  justes  et  raisonnables.  II  s’entend,
que  tout  ce  qui  est  k  considerer  comme  une  consequence  immediate
  de  la  condition  de  prisonnier  d’etat  ou  des  precautions
que  la  suretb  de  leur  detention  exigeoit,  ne  sauroit  entrer  dans
un  tel  examen  que  pour  autant,  qu’on  y  auroit  excede  sans
necessite  et  surtout,  qu’on  auroit  contrevenu  aux  ordres  donnes
par  Sa  M.  I.  pour  faire  traiter  les  dits  prisonniers  avec  humanite
et  avec  des  attentions  pour  leur  Soulagement  et  leur  sante
compat.ibles  avec  leur  position.  Ce  n’est  aussi  que  sous  le  minne
point  de  vue  que  pourront  §tre  envisagees  les  plaintes  que
pourra  faire  Mad e  de  la  Fayette  et  que  M r  le  gdneral  M is  de
Chasteler  examinera  de  meme,  si  elles  portoient  sur  des  objets,
qui  lui  parussent  meriter  d’etre  approfondis.
Comme  cette  dame  et  ses  filles  ont  demande  comme  une
grace  d’etre  reunies  k  M r  de  la  Fayette,  elles  devoient  s’attendre
qu’une  teile  exception  a  l’usage  general  des  prisons  d’Etat  ne
pourroit  avoir  lieu,  k  moins  qu’elles  se  resignent  en  meme  tems
aux  inconvenients  et  aux  precautions  auquels  le  regime  d’une
prison  d’Etat  et  leur  communication  journaliere  avec  M r  de  la
Fayette  ne  permettroient  nullement  de  les  soustraire.
            
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