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Phillips
der Occupaticn Hispaniens gehabt habe? Die Stammeseinheit mit
dieser würde dadurch au sich nicht ausgeschlossen, wenn auch ein
Theil der Einwanderer in jenem Lande nicht von Afrika, wenigstens
nicht von dem nachmals Zeugitana genannten Lande her gekommen
wäre, sondern sich auf seinen Fahrten gleich Anfangs mehr nördlicher
gehalten und sich zuvor auf den Inseln des Mittelmeeres niedergelassen
hätte.
Es unterliegt keinem Zweifel, dass längst vor den Phöniziern'
grosse Schaaren von Völkern von dem Orient aus das mittelländische
Meer, an dessen Küste sie von nachwandernden Stämmen, vielleicht
zum Tlieile von den Phöniziern gedrängt worden waren, durchzogen
haben und bereits vor den Agyptiern auch die ersten Ansiedler in
Nordafrika geworden sind le ). Diese Einwanderung ist eben darum
16 ) Vergl. Quatremere sur les Numides bei ludas Etüde demonstrative de
la langue phenicienne et de la langue libyque. p. 214: II est certain que
longtemps avant l’etablissement des colonies pheniciennes sur les cötes du nord
de TAfrique les provinces septentrionales de ce continent etaient occupees par
une population indigene (?) et nomade, parlant une langue a part, qui probablemeut,
n’avait aucun rapport avec la phenicien. L’arrivee lesTyriens, des Sidonienssur
les rivages de l’Afrique, les rapports qu’ils eurent avec leurs sauvages voisins, durent
faire connaitre a ces derniers des nouveaux besoins et par suite, introduire dans leur
idiome des termes qui leur etaient etrangers. Mais a coupsur, ces causes ne pasassez
puissants pour eneager ces nomades a quitter leur idiome maternel pour adopter
celui de ces marchands asiatiques qui venaient leur demander des terres et
devaient bientöt s’ eriger en conquerants et en despotes. Un peuple pasteur ne
change jamais ni son langage ni ses habitudes; c’est ainsi que les conquerants
arabes n’ont pu reussir a naturaliser leur langue au inilieu des ces peuplades qui
occupent encore aujourd’ hui le nord de l’Afrique. Or il a existe et il existe
encore, de nos jours, un langage qui est parle avec tres peu de difterence dans
une immense etendue des pays depuis TEgypte jusqu’ aux rivages de l’Ocean atlantique.
Cet idiome, que nous designons, a l’exemple des Arabes, par le nom de
herbere, mais qui chez les naturels des pays, porte le nom de s c h i I a h ou
ta m a z i g t, ne ressemble a aucun autre ; tout atteste son antiquite; il manque
de beaucoup de mots, que des peuples etrangers a la vie pastorale auraient infailliblement
connus; il n’a ete dans cette contree par aucun des peuples qui en ou fait
ou tente la conquete. On peut donc croire, avec toute apparence de verite, que
cette langue etait parlee, des les temps les plus anciens par les peuples nomades
repandus sur le continent de l’APrique septentrionale. Probablement les Numides,
c’est a dire les Massyliens et, les Massesyliens employaient le meme idiome, qui,
malgre tant de revolutions et des conquetes, s’est maintenu jusqu’ a nos jours avec
une admirable perseve'rance. — S. noch Movers, Geschichte der Phönizier.
Th. 2. ßd. 363. u. ff. Schröder, die phönizische Sprache'. S. '39.