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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 60. Band, (Jahrgang 1868)

Fragmente  zur  Geschichte  Kaiser  Karl’s  VI.

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comme  aussi  de  l’ouverture,  qui  a  ete  faite  du  duc  de  Bournonville
au  sujet  des  garnisons  espagnoles.  II  ne  se  pouvoit  donc  pas,  qu’au
milieu  du  mois  de  Septembre  de  la  meine  annee  ou  tout,  ee  qui  est
rapporte  cydessus  s'est  passe  a  Madrid,  le  comte  de  Koenigsegg  fut
instruit  de  la  volonte  de  l’empereur  son  maitre,  ni  sur  l’une  ni  sur
l’autre  matiere,  et  il  n’en  reijut  les  ordres,  que  quelques  semaines
apres  par  un  Courier,  qui  fut  expedie  vers  le  milieu  du  mois  de
Septembre,  c’est  a  dire  justement  dans  le  temps,  que  les  quatre
articles,  qui  font  la  preuve,  que  M r .  le  Cardinal  dit  avoir  entre  les
mains,  en  avoient  ete  ebauches.  Enfin  par  le  constant  langage,
que  les  ministres  de  l’empereur  ont  toujours  tenu,  que  ce  prince  ne
pouvoit  pas  se  preter  aux  garnisons  dont  il  s’agit  sans  le  concours
et  eonsentement  de  l’empire,  qui  y  etoit  notablement  interesse.  M r .  le
Cardinal  ne  pouvoit  pas  ignorer,  quels  etoient  la  dessus  ses  veritables
sentiments,  et  l'on  a  ete  bien  aise  d’apprendre  par  le  rapport,  qu  a
fait  en  dernier  lieu  le  comte  Etienne  de  Kinsky,  que  du  moins  son
Eminence  ne  disconvient  pas  que  depuis  l’arrivee  de  ce  ministre  en
France  il  s’en  etoit  toujours  ainsi  explique.
Une  pretendue  necessite  de  sortir  d’affaire  et  le  danger,  oü  l’on
dit  avoir  ete  de  demeurer  brouille  avec  l’Espagne,  et  d’etre  separe
de  ses  allies  pendant  qu’on  n’avoit  d’ailleurs  aucun  traite  avec
l’empereur,  ni  meme  aucune  asseurance,  est  une  autre  raison,  a  la
quelle  on  provoque  pour  justifier  la  conduite  de  la  France  ä  l’egard
de  ce,  qui  s’est  passe  ä  Seville  a  quoy  l’on  joint  les  trente  millions
que  les  negociants  franijois  couroient  risque  de  perdre,  et  que  l’on
suppose  avoir  du  etre  employes  ä  faire  la  guerre  ä  cette  couronne.
L’article  de  trente  millions  n'est  pas  sans  doute  ce  qui  a  fait  le  plus
d'impression  sur  l’esprit  de  M r .  le  Cardinal,  car  ce  seroit  faire  tort
a  sa  piete,  que  d’avoir  seulement  la  pensee  que  pour  des  sommes
plus  considerables  encore  il  pourroit  vouloir  s’eloigner  de  la  disposition
  des  traites.  L’objection  qu’il  n'y  avoit  aucun  traite  entre
l’empereur  et  la  France  et  qu’il  n’y  en  avoit  pas  meme  aucune
asseurance,  a  ete  suffisamment  eclaircie  cy-dessus,  et  l'empereur  a
un  juste  sujet  de  se  plaindre,  qu’apres  toutes  les  preuves,  qu’il  a
donnees  de  son  vray  penchant  pour  la  paix,  M r .  le  Cardinal  luy
suppose  encore  une  liumeur  toute  opposee;  non  obstant,  qu’il  n’y
eut  aucune  ombre  d’apparence,  qu’il  voulut  faire  la  guerre  ä  qui,
que  ce  füt.  D’ailleurs  ce  prince  s’est  explique  depuis  Iong  temps  sur
SiUb.  d.  phil.-hist.  CI.  LX.  Bd.,  II.  Ilft.  31
            
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