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H öfter
tenter l'Espagne et la reine s'en ouvrit en confidence au dit comle
de Königsegg le priant, raeme de rediger par ecrit les idees, qui
dans la conversation avoient ete mises en avant. Le corate de Königsegg
comrae ambassadeur d’un prince allie de l’Espagne ne pouvoit
pas avec bienseance refuser a la reine de se donner cette peine. II
redigea done par ecrit ce, que la reine luy avoit laisse eutrevoir de
ses sentiments au sujet de la pacification generale, a la quelle on
travailla alors, et il en forma quatre articles, dont deux contenoient
les changements a faire a l'article VII. et VIII. du projet envoye de
Paris, et les deux autres regardoient la succession destinees a l'infant
Don Carlos. Ce ne fut done pas le comte de Koenigsegg, qui fit
ouverture de l’introduction des garnisons espagnoles, mais ce fut la
reine, qui s’en ouvrit ainsi et le comte de Koenigsegg ne fit autre
chose que d’ebaucher en forme d’articles ce qu’il croyoit avoir
entreveu des sentiments de cette princesse au sujef des affaires du
congres. Tout ceci se prouve non seulement par la relation du
susdit comte de Koenigsegg en date du 21. Septembre de l’annee
1728, mais encore par les notes marginables, qu’il a ajoute'es luy
meme a son ebauche, et oü il a eu soin de marquer distinctement
jusqu’oü la cour d’Espagne pourroit vouloir se relacher ne manquant
pas sur tout de notes a la marge de l’article secret, qui parloit
des garnisons espagnoles (quoiqu'en des termes bien differents de
ce qui en est dit dans le traite de Seville) qu’il ne doutoit pas, que
leurs Majestes catboliques ne se contentassent des garnisons neutres
sur le pied, qu’elles ont ete stipulees dans la Quadruple Alliance.
Eufin ni luy comte de Koenigsegg, ni aucun ministre de fempereur
n’a jamais ete authorise a consentir a l’introduction des garnisons
espagnoles et la seule combinaison des dates fournit une preuve
sans replique, que dans le temps, que le comte de Koenigsegg a
redige par ecrit les pensees de la reine, ou plutöt qu’il a marque
jusqu’oü il croyoit pouvoir la porter, il n’etoit pas possible, qu'il
fut instruit de la volonte de fempereur ni sur l’article des garnisons
en question, ni sur le reste du projet du traite provisionnel. Car ce
ne füt qu'a la fin du mois d’Aoüt ou au commencement de Septembre
1728 que ce prince qui etoit alors dans son voyage vers les Ports
de la mer Adriatique de l’Autriche iriterieure, fut informe par un
Courier, que le comte de Sinzendorff avoit depeche en cour le 22.
Aoüt tant de l’idee, qui avoit ete dressee d’un traite provisionnel,