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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 60. Band, (Jahrgang 1868)

Fragmente  zur  Geschichte  Kaiser  Karl's  VI.

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nouveau  asseure,  que  peu  apres  son  arrivee  en  France  on  luy  tivoit
insinue,  que  FAngleterre  s’etoit  tournee  du  cote  de  l'Espagne  a  cause,
que  la  cour  imperiale  n’avoit  pas  assez  repondu  aux  avances,  qu’on
luy  avoit  faites  de  la  part  de  celle  de  la  Grande  Bretagne,  a  quoy  il
a  joint  plusieurs  autres  particularites,  qui  prouvent  toutes  l'insubsistence
  de  ce,  que  Fon  veut  imputer  a  cet  egard  a  la  cour  imperiale,
et  il  en  asseure  la  verite  sur  son  honneur  et  sur  sa  conscience,  avec
offre  de  la  confirmer  par  serment,  et  de  la  soutenir  contre  quiconque
en  partieulier  en  bonnete  homme.  Apres  tout  ce  que  Fon  vient  de
dire,  Son  Eminence  n’aura  pas  de  la  peine  a  convenir,  que  ce  ne
peut  pas  etre  la  faute  de  l’empereur,  si  l'on  a  fait  des  discours  de  ses
ministres  un  tout  autre  usage,  que  l’on  n’en  devroit  faire.  Ce  prince
ne  sauroit  repondre  des  intentions  d'autruy,  mais  pour  ce  qui  regarde
ses  demarches,  bien  loin  de  se  rien  reprocher  la  dessus,  il  a  la  consolation
  interieure  d'avoir  ete  tres  soigneux  d’ordonner  ä  ses  ministres
dans  tout  le  cours  de  la  negociation  passee  d'eviter  avec  toute  la
circonspection  imaginable  deux  inconvenients,  egalement  contraires  a
la  droiture  de  ses  sentiments,  dont  Fun  auroit  ete  d'avoir  neglige
quelque  moyen,  qui  pourroit  accelerer  un  ouvrage  .aussi  salutaire,
que  celuy  de  Faffermissement  du  repos  en  Europe,  et  l’autre,  de
paroitre  se  departir  le  premier  des  engagements  contractes  avec  ses
allies,  oü  de  contrevenir  en  quoy  que  ce  fut  aux  principes,  dont
il  etait  tombe  d'accord  avec  Mr.  le  Cardinal  avant  Fouverture  du
congres.
Son  Eminence  continue  en  suite  de  dire  que  malgre  la  certitude
qu’elle  avoit  de  ce,  qui  se  passoit  en  Angleterre  et  en  Hollande  ayant
refu  a  Compiegne  un  courrier  d’Espagne  avec  une  lettre  du  marquis
de  la  Paz,  qui  luy  faisoit  des  propositions  avantageuses,  si  la  France
vouloit  concourir  a  Fintroduction  des  garnisons  espagnoles  dans  les
places  de  Toscane  et  de  Panne,  eile  avoit  dit  en  gene'ral  au  baron  de
Fonseca,  qui  luy  en  parla,  qu’il  etoit  vray,  qu'on  leur  faisoit  des
offres  considerables,  mais  que  la  France  ne  concluroit  pourtant  rien,
qui  fut  eontraire  aux  traite's  cy  devant  signes,  dans  la  supposition
toujours,  qui  luy  viendroit  des  ordres  de  donner  satisfaction  ä  Ieurs
allies.
Si  par  la  mention,  qu'on  a  faite  des  pretendues  ouvertures  des
ministres  imperiaux  en  Angleterre  et  Hollande,  avant  que  de  touclier
  ce  qui  s’est  passe  a  Compiegne,  on  a  eu  dessein  d’insinuer,  que
            
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