462
II ö f re r
faire des propositions pour engager ces deux puissances a se separer
de la France. Le baron de Fonseca a soutenu avec raison, que les
plaintes, que Mr. le Cardinal luy en faisoit, n’etoient pas fondees et
malgre la certitude, que Son Eminence dit en avoir, on est en etat
de luy donner a connaitre la certitude du contraire. Les ministres de
S. M. I. en Angleterre et en Hollande n'ont jamais re$u des ordres
differents de ceux, dont ont etaient charges ses plenipotentiaires au
congres, et les propositions, que les premiers ont faites, pouvoient
si peu tendre a separer les deux puissances maritimes de la France,
qu'on n’a pas hesite de les faire a la France eile meine; de sorte,
que Mr. le Cardinal ne pourra alleguer aucune ouverture mise en
avant en Angleterre ou en Hollande, dont on ait pretendu l’exclure.
Sur les interets de l’Espagne, sur ceux du duc d’Holstein, sur le
commerce d'Ostende, sur le Tarif des Pai's bas autricbiens, et sur
la garantie de l'or.lre de la succession de l’empereur, on s’est
explique par tout d’une maniere uniforme, et l'on prie Mr. le Cardinal
de dire, quel de ces articles est donc celuy, qui pouroit tendre
a detacber de la France ses allies. Bien loin d'y porter les vues, on
a defendu expressement ä nos ministres en Angleterre et en Hollande,
d’y paler des matieres du congres sur un autre pied, que sur celuy
de preparer les points, que nous avions i» debattre avec ces deux
puissances, d’une maniere a pouvoir etre termines plus aisement au
congres, comme Son Eminence a plus d une fois paru le souhaiter
eile meme.
Mylord Towshend a ete oblige d’en convenir dans le second
billet, qu’il a ecrit au comte Phil. Kinsky le 20. Septembre de l’annee
passee non obstant le reproche, qu’il luy avoit fait du contraire
dans son premier billet, et quoi qu'en meme temps il pretend insinuer,
que les premieres ouvertures ne sont pas venues du ministere
Anglois, mais de la part de l’envoye de l’empereur, on est pourtant
en etat, d’eclaircir encore ce second fait d’une maniere a ne
laisser aucun doute a tout liomme non prevenu.
Car des ce que ce second billet a paru, et que l'on y a trouve
des circonstances mises en avant, nullement combinables avec les
rapports, que plusieurs des ministres de S. M. I. dans le cours
etrangeres avoient faits; on a eu soin d'en reconvenir cbacun d'entre
eux en particulier. Touts ont conteste la verite des faits, qu’ils
avoient mandes, et entre autres le comte Etienne de Kinsky a de