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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 60. Band, (Jahrgang 1868)

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II  ö  f  re  r

faire  des  propositions  pour  engager  ces  deux  puissances  a  se  separer
de  la  France.  Le  baron  de  Fonseca  a  soutenu  avec  raison,  que  les
plaintes,  que  Mr.  le  Cardinal  luy  en  faisoit,  n’etoient  pas  fondees  et
malgre  la  certitude,  que  Son  Eminence  dit  en  avoir,  on  est  en  etat
de  luy  donner  a  connaitre  la  certitude  du  contraire.  Les  ministres  de
S.  M.  I.  en  Angleterre  et  en  Hollande  n'ont  jamais  re$u  des  ordres
differents  de  ceux,  dont  ont  etaient  charges  ses  plenipotentiaires  au
congres,  et  les  propositions,  que  les  premiers  ont  faites,  pouvoient
si  peu  tendre  a  separer  les  deux  puissances  maritimes  de  la  France,
qu'on  n’a  pas  hesite  de  les  faire  a  la  France  eile  meine;  de  sorte,
que  Mr.  le  Cardinal  ne  pourra  alleguer  aucune  ouverture  mise  en
avant  en  Angleterre  ou  en  Hollande,  dont  on  ait  pretendu  l’exclure.
Sur  les  interets  de  l’Espagne,  sur  ceux  du  duc  d’Holstein,  sur  le
commerce  d'Ostende,  sur  le  Tarif  des  Pai's  bas  autricbiens,  et  sur
la  garantie  de  l'or.lre  de  la  succession  de  l’empereur,  on  s’est
explique  par  tout  d’une  maniere  uniforme,  et  l'on  prie  Mr.  le  Cardinal ­
  de  dire,  quel  de  ces  articles  est  donc  celuy,  qui  pouroit  tendre
a  detacber  de  la  France  ses  allies.  Bien  loin  d'y  porter  les  vues,  on
a  defendu  expressement  ä  nos  ministres  en  Angleterre  et  en  Hollande,
d’y  paler  des  matieres  du  congres  sur  un  autre  pied,  que  sur  celuy
de  preparer  les  points,  que  nous  avions  i»  debattre  avec  ces  deux
puissances,  d’une  maniere  a  pouvoir  etre  termines  plus  aisement  au
congres,  comme  Son  Eminence  a  plus  d  une  fois  paru  le  souhaiter
eile  meme.
Mylord  Towshend  a  ete  oblige  d’en  convenir  dans  le  second
billet,  qu’il  a  ecrit  au  comte  Phil.  Kinsky  le  20.  Septembre  de  l’annee
  passee  non  obstant  le  reproche,  qu’il  luy  avoit  fait  du  contraire
dans  son  premier  billet,  et  quoi  qu'en  meme  temps  il  pretend  insinuer,
  que  les  premieres  ouvertures  ne  sont  pas  venues  du  ministere
Anglois,  mais  de  la  part  de  l’envoye  de  l’empereur,  on  est  pourtant
  en  etat,  d’eclaircir  encore  ce  second  fait  d’une  maniere  a  ne
laisser  aucun  doute  a  tout  liomme  non  prevenu.
Car  des  ce  que  ce  second  billet  a  paru,  et  que  l'on  y  a  trouve
des  circonstances  mises  en  avant,  nullement  combinables  avec  les
rapports,  que  plusieurs  des  ministres  de  S.  M.  I.  dans  le  cours
etrangeres  avoient  faits;  on  a  eu  soin  d'en  reconvenir  cbacun  d'entre
eux  en  particulier.  Touts  ont  conteste  la  verite  des  faits,  qu’ils
avoient  mandes,  et  entre  autres  le  comte  Etienne  de  Kinsky  a  de
            
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