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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 60. Band, (Jahrgang 1868)

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Hofier

laisse  jarnais  induire,  a  en  faire  un  mauvais  usage.  Certes  s’il  n’y
avoit  pas  d’autre  preuve  de  l'estime  distinguee,  que  l’empereur  avoit
pour  Mr.  le  Cardinal,  et  de  la  confiance,  qu’il  mettoit  en  sa  probite,
c’en  seroit  une  bien  convaincante,  que  ce  prince  n’a  pas  hesitd  de
luy  communicquer  ses  pensees  au  sujet  des  mariages  des  serenissimes
  archiduchesses  ses  filles.  On  sijait  la  vivacite  des  instances
de  la  reine  d'Espagne.  De  peur  de  troubler  le  repos  en  Europe  et
d'inquieter  les  puissances,  qui  la  coraposent,  l'empereur,  qui  ne  connait
  pas  ce,  que  c'est  que  d’amuser  par  des  fausses  esperances,  a
ete  retenu  de  s'y  preter  des  a  present,  et  il  a  resolu  de  garder  les
mains  libres  jusqu’au  temps,  que  les  princesses  ses  filles  seroient  enäge
  de  se  marier,  pour  prendre  en  suite  le  party,  qui  selon  les  cir—
constances  d'alors  luy  paroitra  le  plus  convenable  au  bien  de  ses
etats  et  a  celuy  de  toute  la  chretiente.  Quelque  juste  et  sage,  quefut
  eette  resolution,  il  y  avoit  des  raisons,  pour  ne  pas  la  decouvrir  a
la  France,  et  il  falloit  etre  entierement  persuade  de  la  probite  de  Mr,
le  Cardinal  pour  ne  pas  apprehender,  qu'on  pourroit  vouloir  en  tirer
du  profit  aux  depens  de  S.  M.  I.  Enfin  en  tout  ce  qui  s'est  negocie
sur  les  affaires  du  congres,  ce  prince  a  agi  avec  tant  de  franchise  et
de  bonne  foy,  et  il  s’est  montre  si  equitable,  quand  il  etoit  questio»
de  ses  propres  interests,  qu’il  ne  demande  pas  mieux,  que  de  pouvoir
se  promettre  des  autres  puissances  une  juste  reciprocite.  Ce  que  l’on
va  dire  dans  la  suite  du  present  ecrit  en  fournira  des  preuves  tres
certaines,  et  pour  ne  rien  omettre  de  ce,  que  contient  la  lettre  deMr,
le  Cardinal  a  Sa  Majeste,  on  va  reprendre  point  par  point  ce,  que  y
.est  allegue,  pour  justifier  un  evenement,  au  quel  apres  touts  les  faits
rapportes.  cydessus,  et  qu’on  ne  presume  pas  devoir  etre  desavoues
de  Son  Eminence  on  n’avoit  aucun  lieu  de  s’attendre.
Il  n’est  pas  trop  aise  a  penetrer,  ä  quel  sujet  on  eite  dans  le
commencement  de  la  lettre  le  refus  absolu  de  l’Espagne  de  signer  le
traite  provisionnel  et  les  instances,  qui  furent  faites  au  baron  de
Fonseca  de  finir  avec  la  France  et  ses  allies  les  principaux  points,
qui  retardoient  le  retour  d’une  parfaite  intelligence.  Le  refus  de
l’Espagne  de  signer  un  plan,  que  Mr.  le  Garde  de  Sceaux  avoit
projette,  et  que  ni  l’empereur  ni  ses  allies  n’avoient  jamais  agree,
peut  il  etre  un  juste  titre  pour  rompre  des  engagements  solennelsqui
  resultent  des  conventions,  qui  n’ont  pas  ete  seulement  projettees,
mais  conclues  du  consentement  unanime  des  puissances,  qui  y  ont
            
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