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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 60. Band, (Jahrgang 1868)

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H  ö  f  1  e  r

medium  adducuntur  argumenta,  ita  comparata  sunt,  ut  pietas,  quam
reverendissima  Paternitas  Vestra  nunquam  non  prae  se  tulit,  vix  non
securum  Me  reddat,  tandem  rei  veritate  comperta  aequioribus  consiliis
  locum  daturam  esse.  Hone  itaque  in  finem  dedi  in  mandatis,  ut
peculiari  scripto  praesenti  epistolae  adjuncto  deleantur  ea,  quae  ab
aiiis,  quo  malas  artes  suas  tegant,  sinistre  omnino  Mihi  imputantur.
Cumque  inibi  quae  responsi  ioco  ad  ultimas  Reverendissimae  Paternitatis
  Vestrae  iiteras  inserviunt,  dilucide  satis  exposita  reperiantur,
plura  non  adilo,  et  quod  superest  benevolentiae  meae  affectum  uberrime
  eidem  defero.  Datum  Viennae  4.  Febr.  1730.
Ad  d.  card.  de  Fleury.

3.  Memoire  pour  servlr  de  reponse  ii  la  lettre  de  son  Eminence  le
eardinal  de  Fleury  ä  l’empereur  du  19.  Dücembre  1729.
Dans  tont  le  cours  de  la  negociation,  qui  deyoit  aboutir  a  une
pacification  generale  rempereur  a  donne  des  preuves  eclatantes  tant
de  son  penchant  sincere  pour  la  paix,  que  de  la  confiance  particuliere,
  qu'il  mettoit  en  la  candeur  et  piete  de  son  Eminence  Mr.  le
Cardinal  de  Fleury.  Tout  le  monde  s§ait,  que  la  paix  conclue  ä
Vienne  entre  l’empereur  et  la  couronne  d'Espagne  a  ete  suivie  de
pres  de  1’alliance,  qui  s'est  faite  a  Hannover.  On  supposoit  alors,  que
la  paix  de  Vienne  pourroit  avoir  des  suites  prejudiciables  au  Systeme,
dont  on  etoit  convenu  cydevant  pour  fixer  I’equilibre  en  Europe,  et
les  vastes  desseins,  qu’on  imputoit  ä  la  <  our  imperiale  sans  que  cellecy
  y  ait  donne  Heu,  ont  servi  de  pretexte  ä  faire  valoir  les  ombrages,
qu'on  feignoit  d’avoir  et  qu’on  s'empressoit  d’insinuer  ä  d’autres.
Par  une  erainte  si  chimerique  on  a  pretendu  justifier  la  conduite
peu  amiable,  qu'on  tenoit  a  l’egard  de  l’empereur  et  de  l’Espagne  et
a  en  juger  par  tout  ce  qui  s’est  fait,  qui  s'est  dit,  et  qui  s’est  ecrit,  il
n’ya  que  peu  d’annees,  on  ne  devoit  pas  naturellement  s’attendre,
que  les  allies  d’Hannover  se  lieroient  un  jour  avec  l’Espagne  contre
l’empereur  dans  le  dessein  d’enfreindre  le  traitte  de  la  Quadruple  Alliance, ­
  dont  ä  les  entendre  parier  alors  le  maintien  etoit  le  principal
but  de  leurs  nouveaux  engagements  et  avec  intention  de  renverser  ce
meme  Systeme  d’equilibre,  pour  lequel  peu  auparavant  ils  vouloient
paroitre  d’etre  tant  en  peine.  La  plus  grande  partie  de  l’Europe  etoit
donc  en  agitation  dans  le  temps,  que  le  dernier  changement  du  mi-
            
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