537
terie et un de cavallerie ou de 13.808V2 parfeo#, de bouche ä
248.553 florins.
Que 1’ ustensile ä eompter depuis le Sergeant ä un Kreuzer
partete, quoiqu’on l’avoit bonifie jusqu’ici aux etats ä IV2 Kreuzer,
faisoit la somme de 79.236 fl.
Que Ie pain est bonifie par la cour ä raison de 2 Kreuzer;
mais comme le pays, une annee portant l’autre, n’yprend ordinairement
rien, on ne raettra pas non plus cette rubrique en ligne de
compte des depenses, quoique par fois le pays ne laisse pas d’y
perdre.
Que la cour avoit bonifie aux etats une ratiön de cheval k
raison de 3 florins, mais qu’ils avoient de la peine k la fournir k
moins de 4 florins 30 Kreuzer, de Sorte qu’il etoit arrive souvent,
que sur 2457 rations les etats avoient perdu 44.226 florins. Qu'ainsi
en comptant toutes les depenses que le pays, suivant le calcul
modere qu’on a fait ci-dessus, auroit a porter par les quartiers
qu’on donneroit en Moravie aux 6 regiments susdits, elles montent
ä 372.015 florins; mais en cas que le subside qui estpayeaux
troupes füt compte ä 2 florins et l’argent d’ustensile a 12 Kreuzer,
comme il est actuellement, ainsi que S. M. I. ne pourroit se
dispenser d’y insister, le montant de ces depenses iroit jusqu’ä
494.484 florins.
La tendresse maternelle de S. M. pour ses sujets lui fait
d’ailleurs prendre en consideration, ä quel point le’s paysans
souflrent, lorsqu’etant charge d’un nombre aussi considerable de
troupes, ils sont obliges de traiter directement avec elles, et avec
combien de peines et de depenses enormes et surpassant leurs forces
ils fournissent les recrues et la remonte in natura, sans parier des
difficultes inevitables qui se rencontrent äla revue des commissaires.
Outre cela S. M. reconnoit tres-bien ä quel point les etapes
pour les troupes qui passent par le pays, ont foule les paysans,
mais surtout la quantito de chevaux qu’ils ont ete obliges de
fournir pour le transport de leurs bagages , sans qu’il leur en ait
ete rien bonifie, et meme avec cette inegalite que les paroisses qui
ont ete les plus exposees a la marche des troupes, ont ete aussi les
plus chargees ä cause de leur Situation. De Sorte que si les prestations
restoient sur l’ancien pied, la ruine des pauvres sujets, dejä si
fortement presses de toute maniere, en seroit une suite necessaic«.
29*