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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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ton  haut,  ont  aclieve  de  l’indisposer  contre  moi.  Accoutume  ä  traiter
  sur  ce  ton  avec  les  ministres  qu 1  il  nomme  bien  intentionnds,  il
ne  pardonne  pas  ä  ceux  qui  ont  1’  audace  de  lui  faire  tete.
Au  reste,  Sire,  je  ne  parlerai  ni  ecrirai  ä  personne  de  ce  que
V.  M.  m’a  fait  la  grace  de  me  confier  sur  ce  sujet,  mais  je  compasserai
  meme  tellement  mes  manieres,  que  le  comte  d’Ulefeld  ni
personne  ne  puisse  s’  appercevoir,  que  j’  en  ai  la  moindre  connoissance.
  J’  apporterai  une  egale  attention  ä  ne  pas  donner  prise  sur
moi,  et  j’ose  assurer  V.  M.  que  je  les  defie  d’avance  de  porter  une
plainte  fondee  contre  moi;  mais  pour  des  accusations  vagues  et
des  imputations  qui  n’ont  point  d’  objet  determine  ni  d’  autre
fondement  que  des  conjectures  et  des  suppositions,  il  est  impossible
  que  personne  puisse  s’en  garantir.  Je  ferai  encore  tout  ce
qui  dependra  de  moi  pour  gagner  la  confiance  el  1’  amitie  du  comte
d’Ulefeld.  J’avouc,  Sire,  que  je  regarderois  comme  une  faveur
des  plus  grandes,  si  V.  M.  vouloit  me  rappeier  d’ici,  mais  je  connois
  trop  les  obligations  que  je  Lui  ai,  pour  ne  pas  Lui  sacrifier
sans  regret  mon  agrement  particulier,  et  tant  qu’Elle  jugera  que
son  interet  exige  de  me  laisser  ici,  je  l’y  servirai  avec  tout  le  zele
imaginable  et  je  ferai  mon  possible  pour  m’y  rendre  utile  ä  Son
Service.  Je  suis  etc.  etc.
XX.
Extrait  de  la]  lettre  de  Cabinet  du  Rai;  du  29  juillet  1747.
Au  sujet  des  plaintes  que  la  cour  de  Vienne  pretend  avoir
contre  vous,  je  dois  vous  dire  que  je  suis  extremement  satisfait
de  la  belle"apologie  que  vous  venez  de  faire  conti’e  toutes  ces  impntations.
  Vousj  deviez  cependant  trop  me  connoitre  pour  croire
un  moment  que  ces  fausses  accusations  eussent  pu  acquerir  sur  moi
le  moindre  sujet  de  mecontentement  contre  vous.  Soyez  plutot
persuade  que  je  suis  tout  ä  fait  content  de  la  conduite  que  vous
avez  tenue  pendant  tout  le  temps  de  votre  envoi  ä  la  cour  de
Vienne,  et  que  si  je  vous  ai  averti  secretement  de  la  fa^on  de
penser  de  cette  cour  a  votre  egard,  je  ne  1’  ai  fait  que  dansle  dessein
  de  vous  aider  ä  vous  compasser  avec  des  gens  aussi  insolqnts,
hauts  et  artilicieux  que  sont  ceux  que  vous  avez  vis  ä  vis  de  vous.
Je  suis  d’ailleurs  parfaitement  persuade  que  la  cour  de  Vienne  me
veut  tout  le  mal  imaginable,  et  que  je  suis  l’objet  de  leur  haine  et
de  leur  rancune,  aussi  applaudis-je  tout  ä  fait  ä  votre  sentiment,
Sltzb.  a.  philos.-liistor.  CI.  Jabrg.  1830.  II.  Bd.  III.  Heft.  29
            
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