Skip to main content Jump to sidebar

Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

534

monsieur,  etes  vous  bien  avance  dans  1’  ouvrage  de  la  paix  que  vous
moyennez  ?  Votre  Majestß  se  rappelera  qu’il  y  a  quatre  ou  cinq
mois,  que  le  sr.  Saul  fit  uue  eourse  ici  et  que  le  bruit  etoit  general, ­
  qu’elle  regardoit  une  negociation  de  paix  entamee  par  la  Saxe.
Elle  m’ordonna  en  meme  teraps  de  tächer  d’approfondir  ce  qui  cn
etoit.  Pour  savoir  cornment  le  comte  de  Loos  s 1  en  expliqueroit,
je  me  souviens  que  je  lui  demandai  un  jour:  Aurons-nous  bientöt
la  paix,  qu’en  croyez  vous,  monsieur?  Mais  commenous  etions
seuls,  quand  je  lui  fis  cette  question,  ä  laquelle  il  ne  repondit
qu 1  en  termes  generaux,  il  n’est  pas  ä  douter  que  ce  ministre  ne
1’ait  rapporte  lui-meme  au  comte  d’Ulefeld,  et  qu’elle  ne  lui  ait
fait  naitre  le  soupcon,  que  je  supposois  que  la  paix  se  moyennoit
par  sa  cour.  Ce  n’  est  donc  pas  sur  cette  question  que  j’  ai  faite,
il  y  a  plus  de  quatre  mois,  qu’on  puisse  supposer  que  les  couriers,
  ari’ives  dernierement  au  comte  de  Loos  par  rapport  ä
1’  alfaire  du  comte  d’Esterhazy,  m’avoient  fait  croire,  qu’il
s’agissoit  d’une  paix  au  prejudice  des  interets  de  Votre
Majeste;  mais  encore  si  j’  avois  fait  en  dernier  lieu  cette
demande,  cornment  est-il  possible  qu’on  en  eüt  pu  inferer,  que  je
m’  etois  mis  dans  1’  esprit  que  l’article  principal  en  etoit  de  reprendre
  la  Silesie  du  consentement  de  la  France?  Tout  ce  qu’on
pouvoit  conclure  naturellement,  c’  est  que  mon  dessein  etoit  de
penetrer,  s’il  s'agissoit  r^ellement  d’une  negociation  de  paix.  Il  est
vrai,  qu’  on  m’  a  donne  avis  alors,  qu’on  y  traitoit  des  articles  prejudiciables
  aux  interets  de  V.  M.  ainsi  que  j’ai  eu  l’honneur  de  le
Lui  rapporter,  mais  comme  je  n’ai  parle  ä  ame  qui  vive  de  cet
avis,  que  d’ailleurs  je  suis  sür  de  mon  secret  chiffrant  tout  moimeme,
  il  est  impossible  qu’  il  puisse  etre  revenu  au  comte  d’  Ulefeld, ­
  que  je  l’avois  recu,  et  il  est  fort  probable  que  ce  ministre  me
l’a  fait  donner  lui-meme,  afin  de  s’en  servir  de  la  maniere  qu’il  Fa
fait,  et  pour  rendre  suspects  ceux  quejepourroisdans  la  suite  rapporter ­
  a  V.  M.
Je  dis  que  je  crois  que  c’est  le  comte  d’Ulefeld,  parceque  je
suis  persuade  que  son  ressen’timent  particulier  est  la  priucipale
source  d’oü  derivent  les  ordres,  envoyes  au  general  de  Bernes,  de
se  plaindre  de  moi.  Je  sais  qu’il  ne  sauroit  digerer,  que  je  sois  le
seul  qui  ne  lui  donne  pas  le  titre  d’Excellence.  Les  reparties
assez  vives  que  je  lui  ai  faites,  lorsqu’il  a  voulu  le  prendre  sur  un
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.