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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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seroit  k  desirer,  qa’  en  oubliant  la  perte  de  la  Sildsie  eile  cherchät
dans  l’amitie  de  V.  H.  des  avantages  capables  de  Ten  dedommager,
  que  V.  M.  prit  assez  de  confiance  dans  son  amitie  pour
ne  pas  apporter  toute  I’  attention  possible  ä  etre  toujours  en  etat
de  n’  avoir  rien  ä  craindre,  un  ministre  ambitieux  ne  pourroit-il
pas  changer  la  facon  de  penser  de  sa  souveraine  et  la  persuader
de  profiter  de  la  securite  de  V.  M.  ?  Mais  etant  convaincu  dans  le
fond  de  mon  ame  que  les  dispositions  de  1’Imperatrice  sont  diametralement
  oppöseesä  celles  que  je  viens  d’exposer,  et  que  plusieurs
de  ses  ministres  emploient  tous  ieurs  soins  ä  l’  y  entretenir,  seroisje
  pardonnable,  si  je  travaillois  a  inspirer  une  fausse  confiance  ä
V.  M.?  Ne  seroit-elle  pas  infiniment  plus  dangereuse  qu’  une  juste
defiance  qui,  en  l’engageant  ä  se  tenir  sur  ses  gardes,  ote  ä  la
cour  d’ici  1’  esperance  d’executer  les  projets  qu’eile  pourroit  former.
  Chercher  aetablir  une  confiance  mutuelle,  tandis  que  les  intentions
  ne  sont  pas  epurees  de  part  et  d’autre,  c’est  travailler  a  former
  un  calus  sur  une  plaie  mal  nettoyee.
II  est  vrai  que  je  mande  ä  V.  M.  les  bruits  qui  me  reviennent,
et  les  avis  qu’on  me  donne.  Mais  Elle  voudra  bien  se  Souvenir,
qu’Elle  m’a  ordonne  expressement  de  ne  pas  les  negliger.  Independamment
  des  ordres  de  V.  M.  je  ne  manquerois  pas  de  les  Lui
rapporter,  en  faisant  toutefois  ce  qui  est  hnmainement  possible
pour  demeler  les  veritables  d’  avec  les  faux.  Dans  la  conviction  ou
je  suis  du  peu  de  bonnes  dispositions  de  la  cour  d’ici  k  l’egard  de
V.  M.,  je  crois  ne  pouvoir  pas  apporter  assez  d’attention  a  ses  demarches,
  et  j’avoue,  Sire,  que  je  n’  aurois  jamais  le  courage  de
cacher  k  V.  M.  un  avis  qui  me  reviendroit,  parceque  je  serois
incertain,  s’  il  etoit  faux  ou  veritable.  Peut-etre  hesiterois-je  k  le
mander  aussi  legerement  ä  un  prince  moins  eclaire,  mais  est-il  ä
craindre  que  V.  M.  fasse  une  demarche  sur  des  bruits  et  des  avis
malconstates  et  que  je  ne  Lui  rapporte,  qu’  afin  qu’Elle  les  puisse
eclaircir  en  les  combinant  avec  ceux  qui  peuvent  Lui  revenir
d'autre  part?  —
Je  crois  necessaire  d’eclaircir  la  particularite  qu’on  a  alleguee
au  general  de  Bernes,  que  sur  les  differents  couriers  arrives  au
eomte  de  Loos  par  rapport  äl’affaire  du  comte  d’Esterhazy,  je  m‘etois
  imagine,  qu’il  s’agissöit  d’une  paixentrela  cour  d’ici  et  la  France,
au  prejudice  de  V.  M.,  et  que  j’avois  dit  publiquement:  Eh  bien,
            
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