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d’unefois, que je serois charme de poavöir contrihuer ä une Union
que je regardois comme absolument necessaire pour l’interet et
l’avantage reciproques. Mais ä quoi auroit-il servi, si j’avois tachö
de colorer leurs procedes dans l’affaire de la garantie de l’Empire,
dans celle du libelle infame qui a ete publie ici, et dans plusieurs
autres. Pourrois-je me flatter d'en imposer ä V. M. ? et si
j’avois reussi dans un dessein aussi criminel, quel Service aurois-je
rendu ä la cour d'ici ? L’experience auroit bientöt dissipe cette
illusion, et je n’aurois gagne qu’ä me rendre suspect a V. M. et par
consequent incapable de travailler efficacement ä üne solide reconciliation
entre Elle et l’Imperatrice-Reine. Le zele indiscret est,
suivant moi, anssi dangereux que Ies mauvaises intentions d’un ministre.
On le reconnoit meme ici dans l’exemple de l’ambassadenr
van Hoey. Cependant on exige la meme conduite des ministres
etrangers, et s’ils s’en ecartent, ils passent pour mal intentionnes.
J’ai pris autant de plaisir ä exposer ä V. M. Ies bonnes intentions
de l’Empereur, qu'il m’a fait de la peine ä Lui d'etailler les Sentiments
de l’Imperatrice-Reine, mais dans l’un et Pautre tableau
j’ai cherche ä m’attacher uniquement & la verite teile que je l’ai
connue, persuade que c’est lä le premier et le principal devoir d’un
ministre, et qu’il n’y a rien qui puisse le justifier de la derober
ä son maitre, lorsqu'il Lui importe d’en etre informe.
On me reproche quej’aigris les affaires en ajoutanttrop legeremeut
foi a des bruits impertinents et ä de fausses confidences.
Je serois plus criminel qu’un autre, si je cherchoisabrouiller V. M.
avec la cour d’ici, puisque personne n’est plus convaincu que je
le suis, qu’ il convient aux interöts de V. M. d’ eviter une nouvelle
guerre avec P Imperatrice-Reine qui, outre les ressources qu’ eile
trouveroit dans la liaison intime oü eile est actuellement avec la
Russie, poursuivroit sa pointe avec le dernier acharnement et risqueroit
le tout pour le tout. Mais en exposant ä V. M. son ambition,
la peine qu’ eile a d’oublier la perte de la Silesie, les projets
secrets qu’elle forme pour lareprendre unjour, et Ies ressources
qui lui restentpour executer ses desseins, je crois que,si cesrapports
ne sont pas propres ä faire naitre une parfaite confiance
entre \. M. et eile, du moins ne serviront-ils pas aussi ä faire
entreprendre legerement une nouvelle guerre de part et d’ autre.
Je suppose que les dispositions de P Imperatrice fussent telles qu’il