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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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a  concevoir  les  plus  grandes  entreprises  qu’ä  entrer  dans  tuus
les  details  qui  en  pouvoient  assurer  le  succes.  II  avoit  su  se
concilier  l’amitie  et  Ia  confiance  du  Soldat.  Infatigable  dans  le
travail,  il  sembloit  n’en  attendre  aucune  recompense,  et  il  a  fait
voir  dans  toutes  les  occurences  un  desinteressement  parfait.
Ses  manieres  etoient  simples,  mais  polies  et  prevenantes,  et  toutes
ces  qualites  etoient  relevees  par  une  modestie  peu  commune.
Il  n’etoit  pas  sans  faiblesse.  Outre  son  changement  de  religion
qu’on  n’a  pu  attribuer  qu’ä  des  vues  d’ambition,  il  se  laissoit
gouverner  absolument  par  un  de  ses  domestiques.  On  lui  a
reproche  encore  le  mariage  qu’il  a  contracte,  il  y  a  six  mois,
dans  un  äge  aussi  avance  avec  une  personne  qui  n’est  pas  de
qualite,  quoique  d’ailleurs  eile  ait  beaucoup  de  merite.  Les  medecins
  lui  ont  predit  que  ce  mariage  seroit  son  tombeau.  II  y  a
cependant  dejä  plusieurs  annees,  qu’il  est  fort  maladif,  et  comme
depuis  quelque  temps  la  cour  ne  s’en  servojt  plus  ni  pour  le
commandement  ni  pour  le  conseil,  il  paroit  que  sa  perte  lui  est
inoins  sensible  que  naturellement  on  devroit  le  supposer.  —
XVII.
Extrait  d’une  lettre  du  Roi  du  23  ...  .  1746.
Je  sens  toutes  les  difficultes  que  vous  avez  ä  me  servir,
mais  comme  je  connois  vos  talens,  je  ne  crois  rien  impossible
des  que  vous  voulez  bien  vous  en  meler  etc.  etc.
XVIII.
Extrait  de  la  lettre  de  Cabinet  du  Roi  du  7  juillet  1747.
Au  reste  je  veux  bien  vous  communiquer  une  particularite
assez  curieuse  que  je  viens  d’apprendre  de  bon  endroit,  et  qui
regarde  votre  personnel.  C’est  que  la  cour  de  Vienne  doit  etre
fort  mecontente  de  vous,  de  ce  qu’elle  croit  avoir  tout  lieu
de  vous  soup^onner,  que  vous  prenez  assez  peu  ä  täche  de  cultiver
  la  bonne  harmonie  entre  eile  et  moi,  et  qu’au  contraire
vouz  donniez  occasion  ä  ce  que  les  affaires  s’aigrissent  entre
nous,  parceque  vous  ajoutiez  trop  legerement  foi  ä  des  bruits  impertinents
  et  ä  de  fausses  confidences.  Je  sais  d’ailleurs  qu’en
consequence  de  cela  la  cour  ouvous  etes,  vient  de  donner  des  ordres
secrets  au  general  de  Bernes,  pour  qu’il  doive  s’en  plaindre  dans
les  entretiens  qu’il  aura  avec  votre  oncle,  et  qu’il  en  doive  parier
encore  ä  d’autres  personnes,  moyennant  lesquelles  cela  pourroit
            
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