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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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au-dessus  de  la  mediocre,  bien  prise,  roais  un  peu  replette.  II  a  le
visage  large  et  bouffi.  Les  yeux  doux  et  passablement  grands.
Le  reste  de  ses  traits  n’a  rien  de  remarquable  et  forme  une  phi—
sionomie  assez  revenante.  II  porte  ses  propres  cheveux  et  en
prend  grand  soin.  Son  abord  est  froid  et  haut  et  ses  manieres
sont  peu  prevenantes.
II  a  l’esprit  superficiel,  peu  de  jugement  et  encore  moins
de  conduite.
Le  fond  de  son  caractere  est  un  orgueil  extrdme,  cause
par  un  amour  propre  demesure  qui  est  le  principe  de  toutes  ses
actions  et  auquel  il  n’y  a  rien  qu’il  ne  sacrifie.  II  se  croit  un
genie  profond  et  un  de  plus  habiles  negociateurs  de  son  temps.  II
aime  ä  parier  de  la  dexterite  avec  laquelle  il  doit  avoir  conduit
les  affaires  qui  ont  passe  par  ses  mains.  Il  ne  se  pique  pas
moins  de  bei  esprit  et  fait  suppleer  un  mepris  ouvert  pour  la
religion  au  marque  des  talens  necessaires  pour  soutenir  ce  role.
Plus  jaloux  de  la  reputation  d’homme  habile  que  de  celle  d’honnete
  liomme,  il  est  peu  delicat  sur  le  choix  des  moyens  pour  parvenir
  ä  son  but.  Il  n’est  gueres  esclave  de  sa  parole,  et  il  ne
lui  en  coute  pas  plus  de  l’enfreindre  que  de  la  donner.
II  a  d’abord  servi  dans  les  troupes  et  il  etoit  capitaine.
d’Houzards,  lorsqu’il  accompagna  l’Empereur  dans  la  Campagne
qu’il  fit  contre  les  Turcs.  Il  s’attacha  particulierement  a  ce  prince
et  s’etant  insinue  dans  son  esprit,  il  quitta  le  Service  militaire
pour  venir  ä  la  cour,  ou  il  obtint  la  charge  de  chambellan.
Quelque  temps  apres  il  fut  envoye  en  Portugal  Charge  d’un  compliment
  ä  l’occasion  de  la  naissance  d’une  des  arcliiduchesses.
L’Einpereur  continuant  de  s’interesser  en  sa  faveur  le  fit  nommer
conseiller  prive  et  ministre  ä  la  cour  de  Dresde.
A  peine  y  fut-il  arrive  qu’il  commen^a  a  faire  ouvertement
profession  d’irreligion  et  lächa  meme  des  railleries  piquantes  sur
la  bigotterie  de  cette  cour.  Il  ne  s’y  borna  pas,  et  comme  s’il
avoit  pris  ä  tache  de  se  rendre  odieux  et  meprisable,  il  donna
publiquement  dans  une  debauche  grossiere.  Il  eut  plusieurs  aventures
  qui  firent  de  l’eclat  et  qui  acheverent  de  revolter  tout  le
monde  contre  lui.  Dans  un  bal  que  la  cour  donne  tous  les  ans
aux  officiers  subalternes,  et  auquel  la  famille  royale  et  les
principaux  de  la  noblesse  assistent  sans  masque,  le  comte
            
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