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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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sou  pouvoir  ne  fut  plus  si  grand  ä  beaucoup  pres.  L’Imperatrice
consultoit  le  comte  de  Kevenhüller  et  d’autres  personnes  ,  quand
il  s’agissoit  de  disposer  de  cliarges  militaires  et  de  donner  des
recompenses.  Instruite  de  l’indigne  usage  qu’il  avoit  fait  de  son
pouvoir,  eile  lui  a  retire  insensiblement  sa  confiance  et  ä  l’heure
qu’il  est,  il  n’a  plus  le  moindre  credit.  II  l’avoue  lui-meme  aux
officiers  qui  s’adressent  ä  lui.  Il  semble  qu’il  se  console  de  sa
disgrace  par  les  biens  immenses  qu’il  a  amasses  du  temps  de  sa
faveur  et  dont  iljouit  paisiblement.  Il  a  fait  d’ailleurs  des  mariages
fort  riches.  Comrae  il  vit  parfaitement  bien  et  qu’il  est  poli,
l'affluence  dans  sa  maison  n’a  presque  pas  diminue,  malgre  la
pefte  de  son  credit.  On  y  joue  tres-gros  jeu.
Au  reste  s’il  est  vrai  que  l’Imperatrice  n’attend  que  la  mort
du  comte  de  Harrach,  president  du  conseil  de  guerre,  pour  casser
entierement  ce  College,  il  est  apparent,  que  le  baron  de  Weber
se  retirera  alors  tout  ä  fait  des  affaires.
Le  secretaire  de  cabinet  Ko  ch,  age  d’environs  quarante  ans,
est  assez  grand  et  bienfait.  Sa  phisionomie  est  agreable  et  ouverte.
Son  abord  prevenant  et  ses  manieres  sont  polies.  Il  a  de  l’esprit
et  de  la  penetration.  Il  passe  pour  etre  honnete  homme,  integre,
bienfaisaut,  d’un  secret  impenetrable  et  s’est  fait  aimer  dans  un
poste  dont  la  haine  est  ordinairement  l’appanage.  Il  est  extremement
  devot  et  passe  des  heures  enti^res  dans  des  exercices  pieux.
L’Imperatrice  a  beaucoup  de  confiance  en  lui.  Son  emploi
Consiste  ä  lui  faire  rapport  des  requdtes  et  des  memoires  qui  lui
sont  presentes,  et  a  les  renvoyer  ensuite  avec  la  rcsolution  de  sa
Majeste  imperiale  aux  differents  Colleges  du  ressort  desquels  ils
dependent.  Il  presente  encore  ä  cette  princesse  tout  ce  qu’elle
doit  signer,  et  expedie  sa  correspondance  particuliere.  Il  va  travailler
  pour  cet  effet  tous  les  matins  avec  eile.  L’  Imperatrice  le
consulte  sur  les  affaires  domestiques  et  particnlierement  sur  celles
qui  regardent  l’interieur  du  pays,  ce  qui  ne  laisse  pas  de  lui  donner ­
  beaucoup  de  credit  qu’il  couvre  d’une  grande  modestie.  Tous
ceux  qui  cberchenf  un  emploi  ou  quelque  grace,  ne  manquent  pas
de  s’adresser  ä  lui.  Plusieurs  s’en  plaignent,  cependant  le  general
en  est  assez  content.  Il  n’a  pas  la  meme  influence  dans  les  affaires
etrangeres,  oü  le  baron  de  Bartenstein  ne  souffre  pas  de  concurent.
  On  lui  reproche  un  peu  trop  d’indolence  ou  du  moins  de
            
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