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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

En  ce  cas  fEmpereur  qui  n’ignore  pas,  que  conjointement  avec  Ie
eomte  d’Ulefeld  il  excite  cette  princesse  ä  ne  lui  donner  aucune
part  dans  le  gouvernement,  les  renverroit  vraisemblableraent  Tun
et  l’autre  et  mettroit  le  eomte  Frederic  de  Harrach  et  le  baron
de  Wasener  qui  est  ä  Londres,  ä  leur  place.  Ce  dernier  est  deja
destine  ä  succeder  au  baron  de  Bartenstein.
II  n’a  pas  laisse  de  s’enrichir  dans  son  emploi,  et  quoique
  sa  femme  lui  ait  apporte  de  grands  biens,  et  qu’il  tient  beaucoup
  de  bienfaits  de  l’Empereur  defunt,  il  n’est  pas  au-dessus  de
tout  soup^on  d’avoir  tire  de  l’argent  de  plus  d’une  cour.
Il  n’est  pas  des  mieux  intentionnes  pour  Votre  Majeste,  et  je
le  soup^onne  principalement  d’entretenir  l’Imperatrice  dans  les
projets  qu’elle  forme  pour  reprendre  la  Silesie.
Il  s’en  faut  beaucoup  qu’on  lui  fasse  la  cour  comme  du  temps
du  feu  Empereur.  Les  ministres  de  Conference  ni  les  gens  d’un
certain  rang  ne  vont  plus  cliez  lui,  et'  si  quelques-uns  de  la  grande
noblesse  et  des  ministres  etrangeres  frequentent  encore  ses  assemblees,
  c’est  a  la  derobee  et  ils  s’en  cachent  avec  soin.
Le  baron  de  Knorr,  conseiller  aulique  et  gendre  du
baron  de  Bartenstein,  est  äge  de  60  ans.  Il  est  petit  et  gros,  d’une
phisionomie  peu  revenante  et  d’un  air  commun.  11  a  des  manieres
assez  insinuantes.
Il  est  ne  a  Ottingen,  oü  il  a  ete  recteur  d’ecole  et  y  a  monte
plus  d’une  fois  sur  la  chaire.  Il  fut  appele  et  fait  bibliothecaire  a
la  cour  de  Brunswick.  Le  duc  l’ayant  employe  ici  aupres  de  l’Imperatrice ­
  douairiere  dans  les  affaires  domestiques,  il  sut  si  bien  s’insinuer
  dans  l’esprit  de  cette  princesse  en  reglant  tout  suivant  ses
desirs  ,  qu’elle  l’engagea  ä  s’etablir  ici,  mais  comme  le  public
soup^onnoit,  qu’elle  vouloit  se  l’attacher  par  un  retour  vers  la  reli—
gion  dans  laquelle  eile  etoit  nee,  il  fut  oblige  d’embrasser  la
religion  catholique  romaine.  Il  fut  fait  conseiller  aulique  et  epousa
la  fille  du  baron  de  Bartenstein.  Cette  alliance  et  la  faveur  dans
laquelle  il  etoit  aupr&s  de  l’Imperatrice  qui  avoit  alors  beaucoup
d’influence  dans  les  affaires,  le  mirent  bientöt  en  grand  credit.  Il
tächa  de  s’y  maintenir  par  une  application  infatigable,  et  comme  il
avoit  deja  une  grande  connoissance  du  droit  et  de  l’histoire  de
l’Empire,  il  s’y  attacha  entierement.  Il  ne  se  prenoit  aucune  resolution
  dans  ce  quiy  avait  du  rapport,  sans  qu’on  le  consultat,  et  son
            
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