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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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l'ortune,  mais  ce  ministre  qui  lui  procura  le  poste  de  conseiller  de
la  regence  d’Autriche,  s’est  repenti  ensuite  plus  d’une  fois  de  lui
avoir  fraye  le  chemin  au  pouvoir  ou  il  s’est  öleve  depuis.  II
parvint  bientöt  a  se  faire  connoitre  et  a  s’avancer,  apres  avoir
abjure  la  communion  lutherienne.  II  fut  fait  conseiller  de  cour.
La  connoissance  qu’il  a  du  droit  public  et  de  l’histroire  de  1’Empire, ­
  joint  ä  son  talent  d’ecrire,  engagerent  le  comte  de  Sinzendorff
  qui  etoit  alors  ä  la  töte  des  affaires  etrangeres,  ä  l’employer
a  faire  quelques  deductions.  11  s’en  acquitta  ä  l’entiere  satisfaction
  de  la  cour,  et  le  secretaire  d’etat  d’alors  etant  venu  a
mourir,  on  ne  trouva  personne  plus  capable  de  remplir  ce  poste
que  le  sr.  Bartenstein  que  l’Empereur  annoblit  peu  apres.  La
nonchalance  du  comte  Sinzendorff,  son  peu  d’application  aux
affaires  et  son  amour  pour  les  plaisirs  donnerent  occasion  au
nouveau  secretaire  d’etat  de  se  rendre  necessaire.  II  etudia  ä
fond  les  interets  de  la  cour  d’ici,  se  mit  au  fait  de  toutes  les
affaires  et  se  montra  infatigable  dans  le  travail.  La  Charge  de
referendaire  des  affaires  etrangeres  lui  donna  souvent  acces  aupres
  du  feu  Empereur.  II  ne  tarda  pas  de  s’insinuer  dans  son
osprit.  II  poussa  son  credit  si  loin,  que  tout  alla  par  ses  mains
et  qu’outre  les  affaires  etrangeres,  I’Empereur  le  consultoit
egalement  sur  les  autres.  II  dirigeoit  absolument  tous  les  differents
  Colleges.  Le  pouvoir  qu’il  s’acquit  par  lä,  donna  une  jalousie
  mortclle  aux  ministres.  Le  comte  de  Sinzendorff  s’apereut
de  la  faute  qu’il  avoit  faite.  II  etoit  trop  tard  d’y  remedier.  Le
baron  de  Bartenstein  ebloui,  mais  assure  en  meme  temps  de  sa
nouvelle  faveur,  ne  put  s’empecher  de  donner  un  libre  essort  ä
sa  vanite.  Sous  pretexte  d’etre  surcharge  d’occupations,  il  s’excusa
  d’aller  d’avantage  chez  le  comte  de  Sinzendorff  pour  conferer
sur  les  affaires  ,  et  l’Empereur  obligea  celui-ci  de  passer  chez  le
secretaire  d’etat  qui  entroit  dans  son  carosse,  pour  lui  parier.
Tout  le  monde  fut  oblige  de  flechir  les  genoux  devant  l’idole.  Les
personnes  du  premier  rang,  les  princes  d’Empire,  les  gen  er  aux.
les  ministres  vinrent  regulierement  lui  faire  la  cour.  Le  comte  de
Sinzendorff,  pour  conserver  du  moins  une  partie  de  son  credit,  s’attacha
  entierement  a  lui,  et  ces  deux  ministres  firent  faire  k  l’Empercur
  tout  ce  qu’ils  jugeoient  ä  propos.  En  vain  le  prince  Eugene
et  le  vice-chancelier  de  1’Empire,  Ic  comte  de  Schönborn,  firent
            
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