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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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Les  six  ministrefc  dont  je  viens  de  tracer  le  portrait  ä  Votre
Majestd,  sont  seuls  de  la  Conference  avec  le  baron  de  Bartenstein.
11s  y  donnent  leurs  voix  suivant  l’anciennete  de  leurs  patentes  de
conseiller  d’elat.  Tous  six  sont  Chevaliers  de  la  toison  d’or.  Je
suis  etc.  etc.  —
XII.
Copie  de  la  lettre  de  Cabmet  du  Roi  du  3  juin  1747.
J’ai  re^u  a  la  suite  de  votre  depeche  du  24  du  mois  dernier
de  mai  les  portraits  que  vous  m’avez  traces  des  six  ministres  de
Conference  de  l’Imperatrice-Reine.  Ils  m’ont  fait  d’autant  plus
de  plaisir,  que  j’ai  reconnu  en  merne  temps  votre  application  ä
eludier  ceux  avec  qui  vous  avez  ä  faire.  J’attends  ä  present  le
portrait  que  vous  me  preparez  du  baron  de  Bartenstein  et
ensuite  de  ces  autres  gens  qui,  sans  etre  de  la  premiere  volee,  ne
laissent  pas  de  meriter  quelque  attention  par  leur  credit  et
eur  influence  dans  les  affaires.  Et  sur  ce  je  prie  Dieu  qu’il  vous
ait  dans  sa  sainte  et  digne  garde.
XIII.
Relation  au  Roi.  Vienne  le  19  d’  aout  1747.
Sire!
Le  baron  de  Bartenstein,  secretaire  d’etat,  äge  d’cnviron
  soixanteans,  est  d’une  taille  plutöt  au  dessous  qu’au  dessus
  de  la  mediocre.  Sa  phisionomie  est  assez  revenante  et  meine
fine.  11  a  les  yeux  grands,  pleins  de  feu  et  qui  denotent  la  vivacite
de  son  imagination.  Son  abord  est  riant.  Son  air  commun.  Ses
manidres  sont  celles  d’un  parvenu.  Singe  de  gens  de  qualite  il
veut  en  imiter  les  manieres  aisees  et  a  pris  un  air  impertinent.  II
affecte  d’etre  beau  parleur,  s’empare  toujours  de  la  conversation,
veut  primer  partout,  crie  comme  un  aigle,  fait  l’enjoue,  traite
familierement  avec  les  personnes  du  premier  ordre,  affecte  les  memes
fa^ons  ä  leur  egard  qu’envers  ses  egaux.  En  un  mot  il  est  petitmaitre
  pedant.
L’on  ne  sauroit  lui  disputer  d’avoir  beaucoup  d’esprit.  Son
imagination  est  vive;  sa  memoire  excellente;  mais  son  jugement
inferieur  ä  1’  une  et  ä  l’autre.  Une  vanile  demesuree  lui  fait  croire,
qu’il  est  un  des  premiers  genies  de  l’Europe.  Il  s’en  faut  cependant
  beaucoup  qu’il  soit  meine  capable  d’etre  a  la  tete  des  affaires.
La  vivacite  de  son  imagination  lui  fournit  dans  le  besoin  des  conseils
  et  des  expediens  en  quantite  et  meine  bons,  mais  offusquant
            
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