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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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Le  corate  de  Kinsky,  President  de  la  bancalite,  est
d’  une  taille  mediocre  et  replette.  Son  äge  est  aulour  de  50  ans.
II  a  le  visage  rond,  le  front  large.  Les  yeux  grands  et  noirs.  Les
sourcils  et  la  barbe  de  la  meine  couleur,  le  nez  aquilin,  la  bouche
ni  grande  ni  petite.  Le  teint  brun  et  uni.  Sa  phisionomie  est  belle.
Son  abord  et  ses  manieres  sont  polies,  mais  on  voit  que  c’est
une  politesse  acquise  et  qu’elle  ne  vient  pas  de  la  douceur  de  son
caractere.
Son  esprit  est  mediocre  et  peu  propre  a  embrasser  et  diriger
de  grandes  affaires.  II  passe  pourtant  ici  pour  fin  et  delie.  II  est
naturellement  empörte,  violent,  hautain  et  entete,  et  c’est  a  son
opiniätrete  que  1’  Imperatrice  est  redevable  de  la  perte  de  toute  la
Silesie.  II  opina  loujours  dans  les  Conferences  qu’  il  ne  falloit
pas  ceder  un  pouce  de  terre  ä  Votre  Majeste,  et  son  avis  1’  emporta
d’autant  plus  aisement,  qu’il  etoit  conforme  -au  caractere  et  ä
1’  ambition  de  1’  Imperatrice.  Ses  collegues  le  lui  ont  souvent  reproche
  depuis  et  1’  ont  soupconne  que  la  crainte  de  perdre  une
partie  des  revenus  de  la  cliarge  de  chancelier  de  Boheme,  dont  il
etoit  revetu  alors,  avoit  pour  le  moins  autant  de  part  ses  conseils,
que  la  persuasion  qu’ils  etoient  conformes  aux  interets  de  sa
souveraine.  Il  est  actuellement  encore  un  des  plus  animes  contre
V.  M.  a  quoi,  je  pense,  la  perte  de  pres  de  200/ m  florins,  qu’il
m’  a  dit  lui-meme  avoir  faite  pendant  les  guerres  de  Silesie  et  de
Boheme,  ne  contribue  pas  peu.  Il  n’ajamais  ete  d’ailleurs  trop
favorablement  iutentionne  pour  les  interets  de  la  maison  de  Brandenbourg,
  et  feu  le  Roi,  pere  de  V.  M.,  a  ete  si  peu  content  de  sa
conduite  en  Angleterre,  a  ce  qu’il  m’a  conte  lui  meine,  qu’il  a  demande
  son  rappel  ä  1’  Empereur.
Il  a  dte  employe  pendant  quelques  annees  aux  cours  de  Versailles ­
  et  de  Londres.  Ensuite  il  fut  fait  chancelier  de  Boheme.
Le  comte  de  Stahremberg  etant  veuu  ä  mourir,  1’Imperatrice  lui
confia  la  direction  des  finances  dont  il  ne  paroit  pas  avoir  des
idees  bien  saines.  Il  est  vrai,  qu’il  a  fait  quelques  bons  arrangements,
  mais  il  suit  de  mauvais  principes,  s’attache  trop  auxdetails
et  aux  minuties  et  neglige  de  remedier  x’adicalement  au  mal.  Il
donne  facilement  dans  toute  Sorte  de  projets,  sans  en  exaininer,
ou  du  moins  sans  en  penetrer  suffisamment  la  realitd  et  les  consequences.
  Il  est  d’ailleurs  d’une  rigueur  qui  prejudicie  extremement
            
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