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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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propre  ä  ilonner  une  haute  idee  de  son  esprit.  Le  peu  de  vivacite  de
son  imagination  le  fait  paroitre  d’  un  caractere  froid.  II  ne  1’  cst
pourtant  pas  et  il  s’  empörte  meine  tres-facilement  Iorsqu 1  on  traite
d’affaires  avec  lui.  C’est  dans  ces  moments,  qu’il  lui  echappe  bien
des  clioses  qn’il  se  repent  ensuite  d’avoir  dites,  et  que  ses  propos
deviennent  memc  indecents.
Il  doitle  fondement  de  sa  fortune  ä  la  faveur  dont  l’Empereur
  Charles  VI.  honora  son  pere  qui  etoit  general  ä  son  Service.
Au  siege  de  Barcelonne  tout  le  conseil  etant  du  Sentiment  qu’il
fallait  faire  passer  1’  Empereur  au  travers  de  la  flotte  fran^oise,  ce
qui  ne  se  pouvoit  executer  qu’avec  le  plus  grand  risque,  le  general ­
  d’  Ulefeld  seul  fut  d’un  avis  contraire  et  promit  sur  sa  tete  de
conserver  encore  la  place  pendant  quelques  jours.  Son  sentiment
fut  suivi  et  la  flotte  des  allies  eut  le  temps  de  debarquer  du  secours
et  de  sauver  1’Empereur.  Ce  prince  en  a  toujours  conserve  une
vive  reconnoissance  qu’il  a  etendue  jusqu’au  Als.  Il  1’  a  fait  etudier
et  voyager.  On  le  destina  d’abord.au  metier  de  la  guerre  et  il  eut
une  compagnie,  mais  ayant  neglige  de  faire  la  Campagne  de  l’an
1716  contre  les  Turcs  et  ne  se  sentant  point  de  gout  pour  le  Service ­
  militaire,  il  le  quitta.  Il  fut  fait  conseiiler  aulique  et  s’appliqua
  beaucoup.  L’Empereur  1’  envoya  ensuite  en  Hollande  oü  il  se
lit  estimer,  mais  sans  se  faire  aimer  ä  cause  de  ses  manieres  peu
propres  ä  gagner  I’affection  de  cette  nation.  Il  eut  merne  le  desagrement
  de  ne  reuissir  dans  aucune  des  commissions  dont  il  fut
Charge  pendant  le  sejour  qu’il  y  a  fait.  Apres  la  derniere  paix  avec
les  Turcs,  il  alla  comme  ambassadeur  ü  Constantinople.  Au  lieu
de  s’enriclnr  dans  ce  poste  lucratif,  ainsi  que  ses  predecesseurs,  il
y  depensa  28 /m  florius  de  son  bien.  La  charge  de  grand-chancelier
de  la  cour  dtant  devenue  vacante  par  la  mort  du  corate  de  Sinzendorff,
  il  se  mit  sur  les  rangs  pour  1’  obtenir,  et  il  fut  prefere  a  ses
competiteurs,  les  comtes  de  Harracli  et  de  Kinsky.  Il  en  fut  redevable
  en  grande  partie  aux  soins  du  baron  de  Bartenstein  qui  souhaitoit
  de  voir  remplir  ce  poste  par  un  homme  dont  le  genie  ne
lut  pas  assez  etendu  pour  gouverner  seul  les  affaires,  et  qui
craignoit  de  voir  diminuer  son  credit  sous  le  comte  de  Harracli.
Ce  secretaire  d’etat  fut  d’ailleurs  bien  aise  de  saisir  cette  occasion
de  se  venger  du  comte  de  Kinsky  qui  du  temps  de  l’avenement  de
rimperatrice  au  tröne  s‘  etoit  donue  de  grands  mouvemcnls  pour
            
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