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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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loiu  de  s’y  envichir,  il  s’est  souvent  trouvd  daus  le  besoin.  A  present ­
  merae  il  n’est  pas  trop  ä  son  aise.  II  est.  d’un  grand  sang  froid,
et  dans  la  bonne  et  dans  la  mauvaise  fortune  il  a  toujours  paru
le  meine.
En  supposant  aussiles  defauts  que  quelques-uns  lui  attribuent,
les  qualites  dont  ils  ne  sauroient  disconvenir,  le  rendent  un  bomme
tres-respectable.
Sa  saute  est  fort  chancellante.  Il  est  souvent  incommode  de
la  goute  et  c’est  une  des  principales  raisons,  pourquoi  il  n’est  pas
einploye  ä  la  guerre.  Son  regime  de  vivre  est  fort  regle.  II  ne  boit
que  de  l’eau,  ne  fait  aucun  exces  et  c’est  ce  qui  le  soutient.
Le  comte  d’Ulefeld,  grand-chancelier  de  la  cour,  est
d’une  taille  au-dessus  de  la  mediocre  et  replete.  Son  äge  est  de
50  ans  passes.  Il  a  le  teint  brun,  les  yeux  d’un  bleu  clair  un  peu
enfonce  et  sombre,  les  sourcils  epaix  et  noirs  ainsi  que  la  barbe,
la  bouche  et  le  nez  petits,  les  joues  un  peu  boursouffldes.  Son  air
est  assez  noble.  Son  abord  est  froid  et  rien  moins  que  prevenant.
Les  manieres  le  sont  de  meine  et  se  ressentent  autant  de  son
caractere  que  d’une  mauvaise  education.  Il  ignore  absolument  l’art
de  faire  de  ces  politesses  qui  semblent  partir  de  souree  et  venir
du  naturel.  On  voit,  quand  il  en  fait,  qu’il  sout  de  son  caractere.
Son  esprit  est  lent  et  sa  conception  dure.  Il  lui  faut  du  temps
et  de  la  peine  pour  saisir  le  vrai  point  d’  une  affaire.  Il  n’a  l’esprit
ni  penetrant  ni  juste,  aussi  est-il  difficile  de  traiter  avec  lui.  Il
s’  enonce  obscurement  par  des  propos  interrompus  et  presque  jamais
avec  precision.  Les  idees  ne  sont  pas  nettes.  Il  ne  possede  pas  les
affaires  et  lorsqu’on  lui  en  propose  de  nouvelles,  il  est  embarassd
d’y  repondre,  et  se  sauve  en  disant  qu’il  en  parlera  ä  l’Imperatrice
afin  d’avoir  le  temps  de  consulter  son  Oracle,  le  baron  de  Bartenstein. ­
  Il  est  fort  appliqud,  mais  le  travail  lui  coute.
Il  a  beaucoup  de  droiture,  de  desinteressement,  de  probite  et
un  grand  attachement  pour  sa  souveraine.  Il  passe  pour  sincere,  et
s’  il  avance  quelquefois  des  clioses  qui  ne  sont  pas  fondees  dans
1  exacte  veritd,  il  semble  qu’il  le  fait  moins  de  propos  deliberd
ffue  par  manque  de  notions  claires  des  affaires  qu’il  traite.  II  est
eutele,  et  on  le  fait  revenir  difficilement  d’  une  impression  qu’  il  a
prise.  II  a  beaucoup  de  vanite  et  voudroit  persuader  qu’  il  est
grand  homme.  Il  aime  a  rapporter  de  lui  meme  tont  ce  qu'  il  croit
            
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