Skip to main content Jump to sidebar

Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

510

occassion  ä  ses  enneniis  de  le  decrediter  dans  l’esprit  du  feu
Empereur.  On  le  represenla  conime  un  lionnne  qui  avoit  oublie
le  melier  de  la  guerre  pendant  le  long  espace  de  temps  qu’il
avoit  ete  employe  aux  affaires  politiques.  II  fut  rappele.  On  lui
ota  la  charge  de  president  du  conseil  de  guerre,  et  celle  de
grand  maitre  de  la  maison  de  1’  Imperatrice  alors  regnante  lui  fut
conferee  ä  la  place.  Cependant  les  gens  impartiaux  conviennent
unanimement  que,  s’il  a  presque  toujours  ete  malheureux  ä  la
guerre,  il  y  a  plutot  de  la  faute  de  la  fortune  que  de  la  sienne.
11  passe  pour  prendre  ses  mesures  fort  justes,  et  il  a  su  souvent
se  tirer  avec  habilete  des  positions  et  des  circonslances  les  plus
critiques.  On  lui  reproche  de  n’ttre  pas  assez  aclif,  d’avoir  de
la  circonspectian  ä  Pexces  et  de  menager  trop  les  soldats  dont
il  est  fort  aime.  Dans  la  guerre  d’Italie  ses  ennemis  l’appeloient
le  general  „Rasttag”,  a  cause  de  frequents  sejoürs  qu’il  faisoit  faire
aux  troupes  de  crainte  de  les  trop  fatiguer.
Il  semble  qu’on  lui  rend  actuellement  la  justice  qu'on  lui  a
refusee  alors.  et  il  passe  assez  generalement  pour  un  des  plus  habiles ­
  gdneraux  que  1’  Imperatrice  ait  h  son  Service.  Apres  la  inort
du  marechal  de  Kevenhüller,  cette  princesse  lui  a  confere  la
place  de  commandant  de  Vienne,  et  en  dernier  lieu  celle  de
grand-maitre  de  sa  maison  que  le  comte  de  Sinzendorff  occupoit.
Elle  le  consulte  beaucoup  sur  tout  ce  qui  regarde  le  militaire,
sans  suivre  pourtant  toujours  son  avis.  Il  paroit  qu’  il  n’  en  est  pas
de  meine  des  affaires  politiqües,  dans  lesquelles  il  n’  a  pas  une
grande  influence.  Dans  la  Conference  il  dit  son  avis,  sans  s’  embarasser
  s’  il  est  suivi  ou  non,  et  sans  se  donner  le  moindre  mouvement
  pour  le  faire  gouter.  Les  ministres  dtrangers  s 1  adresseut  ä
lui  plutot  pour  lui  faire  honneur  que  pour  la  reussite  des  affaires
sur  lesquelles  il  ne  s 1  explique  ordinairement  qu’en  termes  vagues
et  generaux.  On  lui  reproche  de  prendre  trop  facilement  les  impressions
  qu’on  veut  lui  donner,  et  d’etre  de  l’opinion  du  dernier
qui  lui  parle,  qu’ainsi  souvent,  lorsqu’on  croit  1’  avoir  persuade,
on  le  trouve  le  lendemain  d’  un  Sentiment  tout  contraire.
Il  est  naturellement  doux  et  bienfaisant,  d’une  droiture  et
d’  une  probite  reconnues.  Fort  genereux  et  aimant  la  magnificenee
ses  ambassades  ont  beaucoup  coute  ä  la  cour.  Il  a  exerce  avec  un
des  intresseinent  infini  tous  les  emplois  dont  il  a  cle  revetu  et  bien
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.