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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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dresse  tles  arcs  de  triomphe,  Ie  peuple  les  arracha  incontinent
aprds,  pour  que  le  prince  n’y  passät  point.
La  Princesse  Charlotte  est  grande,  assez  maigre,  ni
bien,  ni  mal  faite.  Elle  a  le  visage  long,  le  front  eleve.  Des  yeux
bleux  et  grands,  mais  qui  ne  disentrien.  La  bouche  fort  petite.  Le
nez  assez.  Les  sourcils  bien  plantes  et  cendres,  ainsi  que  les  cheveux.
  La  gorge,  les  bras  et  les  mains  passables.  Elle  ressemble  ä
l’Empereur.  Quoique  ses  trails  soient  assez  reguliers,  ils  ne  forraent
  pas  une  belle  personne.  On  dit  qu’elle  l’a  cependant  ete,  mais
la  petite  veröle  dont  eile  a  ete  attaquee  depuis  qu’elle  est  ici,  lni
a  beaucoup  öte  de  sa  beaute  en  grossissant  ses  traits,  quoique
d’ailleurs  eile  n’en  ait  point  garde  des  marques.  Elle  a  dans  sa
figure  quelque  chose  d’  hommasse  qui  deplait.
Sa  grande  timidite,  jointe  aux  le^ons  qu’  on  lui  afaites  de  bien
tenir  son  rang,  rend  son  abord  froid  et  sa  coiitenance  embarassee.
Elle  parle  peu  et  ne  previent  gueres  en  faveur  de  son  esprit.  Des
personnes  qui  la  connoissent  particulierement,  m’ont  pourtant
assure,  qu’elle  en  a  beaucoup,  mais  que  ne  voyant  ici  pour  la  plupart
  du  temps  que  des  gens  qui  n’en  ont  gueres,  et  vivant  dans  une
contrainte  ä  laquelle  eile  n’  a  pas  ete  elevee,  ce  n’  etoit  plus  la
raeme  personne,  ni  du  cote  de  1’  esprit  ni  de  1’  humeur  qu’  eile  doit
avoir  eu  fort  gaie.
Elle  se  deplait  souverainement  ici,  et  l’ennui  est  peint  sur  son
visage.  Elle  a  dit  encore,  il  n’  y  a  pas  long-temps,  que  pour  s’  en
retourner  en  Lorraine,  eile  feroit  volontiers  le  voyage  en  pelerine
et  ä  pieds  nuds.
Je  crois  qu’elle  auroit  etd  charmde  d’epouser  le  duc  d’Orleans, ­
  ainsi  qu’  on  1’  a  desire  pendant  un  temps  en  France.
On  dit  qu’elle  a  du  penchant  ä  la  tendresse  et  qu’en  Lorraine ­
  eile  a  meine  etd  galante.  Cependant  sa  conduite  ici  ne
donne  aucune  prise  sur  eile.
Elle  est  indolente,  bonne  dans  son  domestique  et  un  peu
portee  a  1’  epargne.
Elle  jouit  ici  d’assez  de  distinction.  Elle  mange  ainsi  que
le  prince  Charles  en  public  avec  l’Empereur  et  1’  Imperatrice.
Le  soir  eile  joue  ordinairement  avec  celle-ci.  Elle  a  une  maison
formee.  Le  prince  Charles  mange  pour  la  plupart  du  temps
chez  eile.
            
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