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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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II  n’aime  rien  avec  passion  et  se  prete  ä  tout  Iorsque  l’occasion
  s’en  präsente.  L’amour,  l’ambition,  ni  l’avarice  ne  l’ont
jamais  tourmente.  Les  plaisirs  de  la  table  paroissent  etre  ceux
ä  qui  il  donne  la  preference,  et  ce  n’est  pas  sans  fondement
qu’on  lui  reproche  d’y  avoir  trop  donne,  ainsi  qu’ä  la  boisson,
dont  cependant  il  commence  ä  se  corriger.
II  est  peu  galant,  mais  tres-debauche  et  peu  delicat  meme
dans  ses  plaisirs.
Il  aime  le  gros  jeu  et  joue  assez  noblement.  II  se  plait  ä  railler
ainsi  que  1’  Empereur,  mais  il  s 1  en  acquitte  avec  moins  de  delicatesse.
  Il  ne  se  fache  pas,  si  on  lui  repond  sur  le  meme  ton.  On  le
dit  brusque  et  empörte,  mais  d’ailleurs  bon  et  bienfaisant.
Son  humeur  est  gaie  et  egale,  son  esprit  mediocre  et  peu
brillant.
Il  a  naturellement  aussi  peu  d’application  que  l’Empereur,  et
s’il  s’est  adonne  au  metier  de  la  guerre,  c’est  par  une  Sorte  de  necessite
  qu’  il  s’  y  est  vu  force.  Il  n’a  point  de  gout  decide  pour  ce
metier.
II  le  fait  parcequ’on  le  veut,  et  se  console  aisement  lorsqu’il
n’  y  est  pas  employe.  Il  est  d’ailleurs  brave,  et  des  gens  du  metier
m’  ont  assure,  qu’  il  a  le  coup  d’  oeil  excellent  et  un  talent  parliculier
  de  savoir  juger  sur  le  cliamp  de  l’avantage  d’un  terrain  et
en  tirer  parti.  Il  s’  est  attache  quelques  olFiciers,  mais  il  est  peu
estime  des  troupes  et  encore  moins  du  public.
La  protection  de  la  reine  lui  valut  peut-etre  trop  tot  le  commandement
  des  armees,  et  1’  on  pretend  qu’  il  seroit  encore  parveuu
ä  etre  homme  de  guerre,  s’  il  avoit  fait  quelques  campagnes  sous
les  ordres  d’  un  general  experimente.  Il  est  vrai  qu’  on  eut  soin  de
le  faire  accompagner  de  gdneraux  de  reputation,  coinme  Kevenhüller,
  Traun,  Bathiany  etc.,  mais  il  ne  suivit  pas  toujours  leurs
conseils.  Cependant  on  lui  attribua  les  succes  que  les  troupes  autricbiennes
  eurent  contre  les  Francois.  L’Imperatrice-Reine  qui  lui
veut  du  bien,  se  plaisoit  ä  les  relever  beaucoup  et  ärepeter  qu’elle
lui  en  etait  redevable.  Le  public  le  crut,  etil  se  fit  en  peu  de  temps
une  reputation  assez  grande,  mais  de  courte  duree.  La  Campagne
malheuieuse  qu'  il  fit  contre  V.  M.  l’an  1745  la  lui  ota.  Le  public
la  sacrifia  a  celle  des  troupes  et  on  mit  sur  son  comptc  tous  les
mauvais  sucees  qu’dles  eurent.  On  disoil  bautcmCnt,  que  si  1'on
            
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