Skip to main content Jump to sidebar

Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

505
On  ne  lui  a  point  forme  de  maison  jusqu’ici,  et  il  est  encore
entre  les  mains  des  femmes.
La  mauvaise  education  qu’il  re^oit,  et  la  trop  grande  tendresse
de  ses  parents  ne  donnent  pas  lieu  d’esperer  qu’il  parvienne  jamais
ä  etre  grand  prince,  et  l’Imperatrice  en  desapprouvant  la  maniere
dont  ses  ancetres  ont  ete  eleves,  suit  pourtant  les  memes  traces
pour  l’education  de  ses  enfants  et  surtout  de  ce  fils.
L’Archiduches  se  Marie  Anne  est  passablement  grande
pour  son  äge,  et  assez  jolie.  Elle  Test  cependant  le  moins  entre
ses  freres  et  soeurs.  Elle  a  l’air  haut  et  on  lui  inspire  les  memes
sentiments  de  lierte  qu’ä  l’archiduc,  mais  pour  le  reste  son  education
  est  meilleure.  On  lui  fait  apprendre  diverses  langues  et
les  Sciences  convenables  h  son  sexe  et  ä  son  rang.  Elle  montre
assez  d’esprit  et  beaucoup  de  jugement,  et  on  l’eleve  dans  un  grand
attachement  ä  sa  religion  et  ä  ses  devoirs.
L’Arclüduchesse  Marie  Christine  est  d’une  tres-jolie
figure  et  marque  beaucoup  d’esprit.  Elle  aime  autant  ä  parier
fran^ois  que  son  frere  le  hait,  et  ne  veut  pas  qu’on  lui  parle  en
d’autre  lanjrae.  Les  deux  autres  archiduchesses  et  I’archiduc
o
Charles  sont  si  jeunes,  qu’on  n’en  sauroit  rien  dire.  Le  dernier
est  d’une  santd  fort  delicate.  Tous  trois  sont  beaux  et  bienfaisants.

Le  prince  Charles  est  grand  et  bienfait.  II  a  les  dpaules
  larges  et  un  embonpoint  proportionne  ä  sa  taille.  II  se  tient
bien,  mais  sa  demarche  est  un  peu  entreprise.  II  a  le  visage
long  et  quarre  et  fort  rouge.  Le  front  degage.  Les  yeux  bleux,
bien  fendus  et  vifs.  Le  nez  ni  grand  ni  petit.  La  bouche  de  meine.
Les  sourcils  bruns.  II  porte  ses  propres  cheveux,  qui  sont  do
la  meine  couleur,  mais  il  commenee  ä  devenir  chauve.  Quoiqu’il
soit  extremement  mal  traite  de  la  petito  veröle  et  que  son  visage
soit  plein  de  coutures,  sa  phisionomie  ne  laisse  pas  d’etre  revenante
  et  d’avoir  quelque  chose  d’agreable.  On  peut  dire  qu’il
est  bei  lionnne  de  guerre.
Son  ton  de  voix  est  rauque  et  fort.  Son  abord,  quoiquo
assez  civil,  peu  prevonant.  Ses  manieres  communes  et  meine
rustiques.  Son  peu  d’attention  et  de  politesse  est  moins  l’effet
d’une  lierte  dont  on  ne  sauroit  l’accuser,  que  la  suite  d’une
education  negligee.
■il  *
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.