Skip to main content Jump to sidebar

Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

503

ment,  a  tellement  empiree  qu’elle  est  devenue  incurable.  Ses  pieds
sont  d’une  grosseur  prodigieuse,  tout  ecorches  et  pleins  de  troux.
Les  medecins  craignent,  que  si  lesmauvaises  liumeurs  qui  s’  y  sont
attirees,  remontent,  ce  ne  soit  fait  d’  eile  tout  d’  un  coup.  Elle  est
obligee  d’etre  toujours  assise  ou  couchee  et  passe  bien  des  nuits
sans  fermer  1’  oeil.  Elle  se  croit  fort  heureuse  lorsqu’  eile  peut
dormir  deux  ou  trois  heures.  Cette  princesse  Supporte  un  etat  si
deplorable  avec  une  fermetd  et  une  force  d’esprit  peu  communes.
Rarement  eile  se  plaint,  et  son  humeur  ne  se  ressent  pas  des  douleurs
  continuelles  et  souvent  insupportables  qu’elle  souffre.
Sa  maniere  de  vivre  est  fort,  reglee.  Le  matin  eile  s’occupe
a  la  lecture  des  livres  saints,  ou  assiste  au  Service  divin.  A  une
heure  eile  dine.  Elle  ne  sanroit  se  contraindre  sur  le  ree:ime,
quoiqu’elle  ait  fait  l’experience  qu’en  ne  mangeant  que  des  choses
saines  et  ne  buvant  que  de  la  tisane,  eile  souffre  infinement  moins.
L’apres-diner  eile  est  avec  sa  grande  gouvernante  et  ses  dames
d’honneur.  A  sept  heures  eile  joue  pour  la  plupart  du  temps  au
piquet  et  souvent  4  deux  tables  ä  la  fois.  Elle  soupe  ä  neuf  heures.
En  ville  il  n'y  a  que  les  dames  qui  la  voient,  mais  ä  la  Campagne ­
  les  hommesvont  lui  faire  la  cour;  aussi  ceux-ci  suivant  l’etiquette
  n’osent  pourtant  pas  entrer  dans  la  chambre  oü  eile  est,
mais  la  porte  en  est  ouverte  et  ils  s’y  prdsentent.  Elle  fait  cependant
  entrer  les  ministres  etrangers  et  les  principaux  du  pays.
L’Arcliiduc  Joseph  n’est  pas  grand  pour  son  äge,  mais
fort-bien  fait  et  tout-ä-fait  beau.  Sa  phisionomie  est  agreable.
11  a  les  yeux  de  l’Imperatrice-Reine  ,  mais  la  plupart  des  autrcs
traits  de  l’Empereur.  Sa  mine  est  fiere  et  haute  et  son  abord  de
meine.  Loin  de  l’en  corriger  on  l’y  cntretient  et  on  l’eldve  dans
les  maximes  de  l’ancienne  hauteur  de  la  maison  d’Autriche.  II
tutoie  tons  les  hommes,  quoique  l’Empereur  mdme  leur  adresse
le  discours  en  tierce  personne;  encore  lui  arrive-t-il  rarement  de
leur  parier  et  ce  n’est  que  ceux  d’un  certain  rang  et  les  dames
qu’il  honore  de  son  entretien.  II  a  dejä  la  plus  haute  idee  de  son
rang.  II  n’y  a  pas  longtemps  qu’il  dit  ä  quelqu’un,  qu’il  avoit  encouru
  sa  disgrace.  II  donne  ä  tout  le  monde  et  meme  aux  dames
la  mam  ä  baiser.  On  m’a  assure  que  se  trouvant  un  jour  dans  une
chambre  garnie  de  portraits  des  ses  ancetres  il  dit  ä  quelqu’un:
Voila  l’Empereur  mon  grand  pere,  voila  I’Imperatrice  une  teile,  et
Sitzb.  d.  philos.-bist.  CI.  Jahrj.  1850.  II.  i?d.  III.  Heft.

27
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.