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inanque rarement aux derniers, quoiqu’ ils soient deteslables et il a
la patieuce, de rester d’un bout ä l’autreaune comedie allemande,
qui blesse les gens les moins delicats.
II aime mediocrement la danse quoiqu'il s’en acquitte bien.
II a du penchant pour les femmes et il a temoigne autrefois
de 1’ attachement pour la comtesse de Colloredo, femme du Vicechancelier,
pour la comtesse Palfy, dame d’ honneur de l’Imperatrice-Reine,
qui a epouse ensuite le comte de Canales, ministre
de Sardaigne, et pour plusieurs autres. Il fit merae en secret
des parties de souper et de plaisir avec eiles, mais la jalousie de
1’Imperatrice 1’obligea de se contraindre lä-dessus. Des qu’elle
s’appercoit qu’il en conte ä quelque femme, eile boude etlui fait
mille avanies. D’ailleurs son caractere de honte ne lui permet pas
d’exposer une personne ä 1’ humeur vindicative de cette Princesse
qui oublie rarement ces sortes d’offenses. La connoissance qu’ eile
a de son penchant ä l’amour, augmente sa defiance, et eile l’eclaire
de fort pres. On pretend cependant que sous pretexte d’ aller ä
la chasse ä quelques lieues d’ici, il fait encore des parties fines,
mais je crois plutöt que les gens interesses ä mettre la division
entre 1’ Empereur et P Imperatrice font courir sous main ces bruits
et tächent de les accrediter. S’ il y avoit. de la realite, l 1 Itnperatrice
y mettroit bientot ordre. Elle ne pourroit pas manquer
non plus d’en etre avertie, ayant partout des espions autour de
T Empereur.
Il est bon pere, aime beaucoup ses enfants et idolatre ainsi
que 1’ Imperatrice I’ archiduc aine.
li est honnete homme, incapable de manquer ä sa parole et ne
promet pas legerement. Il est bienfaisant et humain, ne sait ce
que c’ est que de hair avec fureur, et rcndoit tout le monde heureux,
s’il depcndoit de lui.
Son humeur est naturellement gaic et egale. Il prend les choses
peu a coeur. Le sejour d’ici l’apourtant rendu plus morne,
aussi ne s’y plait-il pas. Il est le plus qu’il peut avec des Lorrains.
Ceux qui l’approchent de pres, assurent qu’il est d’un commerce
charmant. Il semble etre nd moins pour 1’ utilitd que pour 1’ agrdment
de la societe.
Il n’est gueres estime ni aime dans le public. Ce qui y contribue
je crois le plus c’est sa naissance. Le penchant qu’on lui