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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

tel,  auquel  il  seroit  expose  lereste  du  temps  et  que  tout  ce  qu'il
pouvoit  faire,  etoit  de  venir  passer  quelques  mois  par  an  ici.  II  a
ete  fort  attache  aussi  au  colonel  de  Rosieres  dont  j’ai  dejä  parle
a  V.  M.,  et  a  fait  tout  au  monde  pour  le  retenir.  Je  sais  qu’un  jour
il  lui  dit  entre  autres,  qu’  il  connoissoit  tous  les  sujets  de  chagrin
qu’il  avoit,  mais  qu’il  le  prioit  de  les  lui  sacrifier,  en  faveur  de  la
tendre  amitie  qu’il  avoit  pour  lui,  et  que  l’Empereur  lui  tiendroit
compte  du  sacrifice  qu’il  feroit  ä  son  ami.
Sa  faveur  est  pourtant  assez  inutile  pour  la  fortune  de  ceux
qu’il  en  honore  ,  par  le  peu  de  credit  qu’il  a.  Il  l’a  avouememc
plus  d’  une  fois.  Aussi  n’  est-ce  que  par  iuclination  ou  par  Lienseance, ­
  qu’on  lui  fait  lä  cour.  Son  pouvoir  se  borne  ä  demander
quelquefois  ä  1’Imperatrice  des  graces  pour  les  particuliers  ä  qui
il  veut  du  bien.  Encore  faut-il  qu’il  tache  de  bien  prendre  son
temps.  S’il  assiste  aux  Conferences,  c’est  pour  la  forme  et  quoiqu’ily
  propose  quelquefois  de  bons  avis,  on  y  fait  fort  rarement
attention.
Malgre  son  peu  d’  ambition  il  ne  laisse  pas  d’etre  sensible  a  la
Situation  pas  brillante  dans  laquelle  il  se  trouve,  mais  son  indolence,
son  aversion  pour  les  alfaires  et  le  desir  de  vivre  sans  embarras
ne  lui  feront  jamais  rien  entreprendre  pour  la  ehanger.
Il  est  econome  sans  qu’on  puisse  le  taxer  pourtant  d’avarice.
Il  aime  1’ordre  dans  ses  affaires.  II  paie  bien  ceux,  qui  le  servent
et  leurs  appointements  sont  plus  forts  quesous  l’Empereur  Charles
VI.,  mais  ils  n’ont  plus  les  niemes  revenants  bons,  ni  les  moyens
de  s’  enrichir  aux  depends  de  Ieur  maitre.
L’attention  qu’il  a  donnee  ä  ses  finances  et  la  riche  succession
qu’il  a  recueillie  de  sa  tante  la  princesse  palatine,  lui  ont  fourni  les
moyens  d’amasser  un  tresor  assez  considerable.  Outrc  qu’il  a
de  grandes  sommes  dans  les  banques  de  Venise,  d’  Amsterdam  et  de
Genes,  il  en  a  avancees  ä  1’  Imperatrice-Reine  contre  de  bonnes
hypotheques,  qu’  eile  a  ete  obligee  de  lui  donner  sur  les  revenues
du  royaume  de  Roheme.
Il  ne  se  soucie  pas  de  la  magnificence  et  surtout  de  celle  en
liabits.  Souvent  meine  les  jours  de  galla  il  se  met  trop  negligement ­
  et  il  est  quelquefois  de  toute  sa  cour  le  moins  magnifique.
Il  aime  tous  les  plaisirs  sans  avoir  de  la  passion  pour  aucun;
ceux  de  la  chasse  et  des  spectarles  paroissent  l’amuser  le  plus.  II
            
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