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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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donne  tonte  la  matinee  aux  affaires,  a  lire  les  rapports  qii’on  lui
fait,  ii  signer  des  depdches  et  ä  assister  aux  Conferences.  Elle  dine
ä  une  heure  et  le  repos  ne  dure  gueres  au  d^lä  d’une  heure  et
demie.  Elle  mange  souvcnt  toutc  seule.  En  ete  et  raeme  quelquefois
  en  hiver  eile  se  promene  apres  dlner  souvent  seule,  et  eile
s’occupe  la  plupart  du  temps  a  lire  des  dcpßches.  Vei'S  les  sept
heures  eile  se  met  äjouer  ordinairement  au  pharaon  jusqu’a  huit
lieures  et  demie.  Elle  soupe  ensuite  fort  legeremcnt,  ne  prenant
pour  la  plupart  du  temps  qu’un  bouillon  ,  se  promene  quelquefois
apres  Souper  et  se  couche  ordinairement  avant  dix  heures.
Elle  prend  peu  de  soin  de  sa  sante  et  s’en  rcpose  sur  la
honte  de  sa  Constitution.  Lorsqu’elle  a  le  plus  cliaud,  eile  se  met
souvent  au  milieu  de  1'hiver  ä  la  fenetre  qu’elle  fait  ouvrir  ordinairement
  dans  la  chambre  ou  eile  est,  dont  presque  tout  le
monde,  hormis  eile  seule,  se  trouve  incommode.  Ses  medecius  ne
cessent  de  lui  representer  qu’elle  s’en  ressentira,  mais  eile  ne  fait
qu’en  rire.
Quant  ä  sa  facon  de  penser  a  l’egard  des  affaires,  j’ai  eu
l’honneur  d’en  marquer  quelques  traits  ä  Votre  Majeste  dans  mes
depcches  ordinaires.  Elle  a  une  ambition  extreme  et  voudroit
remettre  la  maison  d’Autriche  dans  un  plus  grand  lustre  qu’elle
n’a  ete  sous  ses  ancdtres.
Elle  a  eu  le  plaisir  de  voir  remplir  un  des  objets  favoris  de
cettc  ambition  par  la  rentree  de  la  couronne  imperiale  dans  sa
maison.
Elle  a  lierite  des  ses  ancetres  toute  la  liaine  contre  la  France,
avec  laquelle  je  doute  fort  qu’elle  soit  jamais  bien,  quoiqu’elle
soit  assez  maitresse  de  ses  passions,  lorsque  son  interet  l’exige.
Elle  n’aime  pas  V.  M.,  mais  eile  l'estime.  Elle  ne  sauroit
oublier  la  perte  de  la  Silesie  qui  lui  est,  it  cc  que  je  sais  de  bonne
part,d’autant  plus  douloureuse,  que  ses  troupes  y  ont  perdu  cn  meine
temps  leur  cönsideration.  Elle  regarde  d’aillcurs  V.  M.  cornrne  un
obstacle  ä  son  aggrandissement  et  surtout  ä  son  credit  dans  l’Empire
  qu’elle  voudroit  pousser  aussi  loin  que  ses  ancetres  l’ont
fait.
Voilä,  Sire,  les  principaux  traits  que  j’ai  pu  ramasser  du
caractere  de  l’Imperatrice-Reine.  Je  me  propose  d’envoyer  successivement
  a  V.  M.  les  portraitg  du  reste  de  la  cour,  aussitot
            
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