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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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tot  ä  l’autre,  et  y  dejeune  ou  preud  du  cafe  ehez  des  particuliers.
Elle  se  promene  aussi  beaucoup  ä  pied  et  quelquesfois  trois  ou
quatre  heures  de  suite.
Elle  va  rarement  ä  Ia  chasse  et  la  plupart  de  temps  pnr  complaisance
  pour  l’Empereur.
Elle  aime  ä  batir  sans  y  rien  entendre,  dont  la  maison  qu’elle
fait  batir  a  Schönbrunn  suivant  sa  fantaisie  est  une  preuve.
Son  humeur  est  naturelleraent  gaie,  mais  il  semble  que  les
revers  qu’elle  a  essuyes  l’ont  aigrie.  Elle  est  actuellement  souvent
brusque  et  acariatre.  II  paroit  qu’elle  a  pris  ses  malheurs  extremement
  ä  coeur  et  je  lui  ai  oui  dire  un  jour,  qu  eile  n’aimeroit  pas
pour  tout  au  raonde  recomniencer  ä  vivre.
On  la  dit  inconstante,  et  il  est  ccrtain  que  le  regne  de  ses
favoritcs  ne  dure  ordinairement  pas  longtemps.  Il  est  vrai,  que  Ia
comtesse  de  Füchsen  et  ses  Illles,les  comtesses  deDaun  et  de  Logier,
se  sont  soutenues,  mais  elles  ont  etc  sur  le  point  plus  d’une  fois,
et  surtout  la  mere,  de  voir  evanouir  leur  faveur  sans  les  soins  que
l’Emperenr  a  pris  pour  les  racommoder  avec  l’Imperatrice.  Leur
credit  d’ailleurs  n’est  pas  fort  grand.  Elles  n’osent  se  meler  d’aucune
  alfaire,  qu 1  indirectement  et  par  des  voies  obliques.  Celle
dont  la  faveur  a  etc  la  plus  marquee,  est  une  de  ses  femmes  de
chambre,  nommee  la  Fritzen,  qu’elle  vient  de  marier  ä  un  gentilliomme
  hongrois,  nomme  Petrasch  ,  en  lui  donnant  une  dot  de
i^florins,  et  faisant  son  mari  lieutenant  des  Hatscliirs  avec  rang
de  lieutenant-colonel.  On  pretend  que  cette  femme  qui  conlinue
de  rester  aupr^s  d’elle,  a  beaucoup  de  pouvoir  sur  son  esprit  et
que  l’Imperatrice  la  consulte  meme  sur  des  affaires.  J’ai  pourtant
de  la  peine  a  ajouter  foi  ä  cette  derniere  circonstance  qui  n’est
gueres  combinable  avec  l’ambition  de  cette  Princesse  et  avec  son
desir  de  gouverner,  de  voir  et  faire  tout  par  eile  meme,  ni  avec  le
soin  qu’elle  prend  d’ecarter  jusqu’au  moindre  soup^on  de  se  laisser
  mener.
La  qualite  que  l’Imperatrice  n’a  jamais  dem  ent  ie  est  celle  de
la  generosite.  Elle  est  naturellement  bienfaisante  et  aime  a  faire  des
heureux.  Elle  se  pique  aussi  de  reconnoissance  et  en  a  donneeffcctivement
  des  preuves  dans  diverses  occasions.
            
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