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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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qui  cn  font  raremönt  l’appanage.  II  semble  qu’elle  soit  fachee  d’dtre
neefemme.  Elle  n’a  nul  soin  de  sa  beaute,  s’expose  sans  menagement
aux  intemperies  de  I’air,  se  promene  souvent  plusieurs  heures  au
fort  du  soleil  et  dans  le  froid  le  plus  vif  qu’elle  Supporte  beaucoup
mieux  que  le  chaud.  Elle  ne  donne  pas  plus  d’attention  ä  sa  parure,
et  les  jours  de  galla  exceptes  eile  et  a  son  exempletoute  la  cour  se
met  fort  simplement.
On  ne  sauroit  l’accuser  de  coquetterie.  Elle  n’a  jamais  donne
la  moindre  prise  sur  eile  ä  cet  egard.  Elle  aime  sincerement  l’Empereur,
  mais  eile  en  exige  un  attachement  egal.  On  pretend  que
son  amitie  pour  ce  Prince  vient  en  partie  de  son  temperament  et
des  bonnes  qualites  qu’il  a  pour  le  satisfaire.  On  en  regarde  comme
  une  manque  entre  autres  le  peu  de  credit  qu’il  a  sur  son  esprit
malgre  l’amour  qu’elle  lui  temoigne.  II  m’a  ete  assure  de  bonne
part  qu’un  jour  dans  une  Conference,  l’Imperatrice  ayant  soutenu
avec  beancoup  de  chaleur  une  opinion  contre  l’avis  de  ses  ministres,
  et  l’Empereur  en  ayant  dit  son  sentiment,  l’Imperatrice  lui
imposa  silence  d’une  manidre  fort  dure,  en  lui  temoignant  qu’il
ne  devoit  pas  se  mdler  d’affaires  auxquelles  il  n’entendoit  rien.
L’Empereur  bouda  lä-dessus  pendant  quelques  jours  et  s’en  plaignit
  ä  un  de  ses  favoris  un  colonel  lorrain  nomme  Rosieres,  celuici
  lui  rdpondit:  Sire,  permettez-moi,  de  vous  dire,  que  vous  vous
y  prenez  mal  avec  Madame;  si  j’  etois  ä  votre  place,  je  l’obligerois
  bien  d’en  user  mieux  avec  moi  et  je  la  rendrois  souple  comme
un  gant.  Comment  donc,  demanda  l’Empereur?  Je  ferois  lit  ä  part,
repliqua-t-il,  croyez  moi  que  c’est  par  cet  endroit  qu’elle  vous
aime  et  que  vous  pourrez  tout  obtenir  d’elle.
Ce  discours  tut  rapporte  ä  l’Imperatrice  qui  persecuta  cet
officier  au  point,  qu’il  vient  de  prendre  le  parti  de  quitter  le  service,
quoi  que  l’Empereur  ait  pu  faire  pour  le  retenir.
II  est  constant  qu’elle  est  fort  jalouse  de  ce  Prince,  et  qu’elle
fait  tout  au  monde  pour  empdcher  qu’il  ne  prenne  quelque  attachement. ­
  Elle  a  fait  fort  mauvais  visage  ä  quelques  dames.  ä  qui
l’Empereur  commen^oit  ä  en  conter.  Elle  voudroit  par  le  meme
principe  bannir  tonte  galanterie  de  sa  cour,  eile  marque  beaucoup
de  mepris  pour  les  femmes  qui  ont  des  intrigues,  et  en  temoigne
presqu’autant  pour  les  hommes  qui  les  recherchent.  Je  sais  qu’un
jour  eile  a  parle  fort  vivement  au  comte  d’Esterliazy  surnomme
            
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