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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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avec  fermete,  qu’il  ne  se  soucioit  pas  d’elre  vu  et  examine  de  tout
le  monde  et  que  si  eile  ne  vouloit  pas  lui  aecorder  une  audience
particuliere,  teile  que  1’  Emper.eur  et  eile  merae  lui  avoient  donne
autrefois,  il  s’en  passeroit  plutöt  tout  ä  fait.  Elle  s’emporta
d’abord  beaucoup;  mais  le  besoin  qu’elle  avoit  de  cet  officier  l’oblio-ea
  ä  condescendre  ä  sa  demande.
O
Elle  s 1  occupe  beaucoup  de  ses  affaires  et  tache  d’  en  prendre
une  connoissance  exacte.  Elle  lit  ou  se  fait  lire  la  plupart  des  relations
  de  ses  ministres  dans  les  cours  etrangeres;  revoit  les  minutes
  des  pieces  de  quelque  importance  avant  qu’on  les  met  au  net;
s’  entretieat  souvent  avec  ses  ministres;  et  assiste  fort  regulierement
  aux  Conferences  qui  se  tiennent  sur  des  affaires  de  quelque
importance.  Elle  veut  surtout  etre  instruite  ä  fond  de  ce  qui  regarde
le  militaire.  Elle  täclie  d’approfondir  le  caractere  et  la  capacite
de  ses  generaux  ety  reussit  assez.  C’est  eile  qui  a  nomine  de  son
propre  choix  tous  ceux  qui  ont  servi  la  Campagne  passee  en  Italie,
et  que  tout  le  monde  assure  etre  l 1  elite  de  ses  officiers.
Son  ambition  lui  fait  souhaiter  de  gouverner  par  elle-meme.
Elle  y  reussit  mieux  que  la  plupart  de  ses  ancetres;  mais  1’  interet
  que  ses  ministres  et  les  personnes  qui  1'environnent,  ont  ä
lui  derober  une  connoissance  exacte  de  ses  affaires,  et  a  empecher
qu’elle  n’  abolisse  des  abus,  oü  eux  et  leurs  familles  trouvent  trop
d’  avantage,  rendent  ses  efforts  si  non  inutiles  ,  du  moins  infructueux
  en  grande  partie.  Elle  appercoit  1’  illasion  qu’on  lui  fait  saus
avoir  la  force  de  la  dissiper.  Elle  en  temoigne  souvent  de  l’impatience
  et  a  dit  plus  d’une  fois  que  tout  ce  quelle  demandoit  le  plus
ardemment  aDieu,  c’etoit  de  lui  ouvrir  les  yeux  sur  les  affaires.
Elle  n’  a  pas  laisse  cependant  d"  abolir  bien  des  abus  et  de  retrancher
  des  depenses  inutiles.  Elle  medite  de  faire  encore  beaucoup  de
changements  tant  daus  les  finances,  que  par  rapport  au  militaire,
et  sur  l’un  et  l’autre  objet  eile  propose  ordinairement  ä  ses  ministves
  le  sisteme  de  Votre  Majeste  pour  exemple.  Elle  Ieur  parle
quelquefois  de  la  difference  notable  des  revenus  que  V.  M.  tire  de
la  Silesie  et  de  ce  que  cette  province  a  l’apporte  ä  eile  et  ä  ses
ancetres,  et  eile  ne  se  persnade  pas  des  raisons  qu’  ils  lui  donnent
que  le  pays  etoit  foule.  Elle  se  propose  aussi  de  regier  un  jour
1’etat  militaire  et  surtout  pour  la  paye  sur  le  pied  de  celui  de
V.  M.  II  y  a  cependant  peu  d'apparence  qu’elle  v  reussisse  jamais.

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