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Full text : Sitzungsberichte / Akademie der Wissenschaften in Wien, Philosophisch-Historische Klasse Sitzungsberichte der Philosophisch-Historischen Classe der Kaiserlichen Akademie der Wissenschaften, Wien, 5. Band, (Jahrgang 1850)

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Le  nez  petit,  sans  etre  aquilin  ni  retrousse.  La  bouehe  un  peu
grande,  mais  assez  belle.  Les  dents  Manches.  Le  sourire
agreable.  Le  col  et  la  gorge  bien  formes.  Les  bras  et  les  mains
admirables.  Son  teint  ne  doit  pas  l’avoir  ete  moins  par  ce  qu’on
en  voit  encore  malgre  le  peu  de  soin  qu’  eile  en  a  pris.  Elle  a
ordinaireinent  beaucoup  de  couleur.  Sa  phisionomie  est  ouverte
et  heureuse.  Son  abord  riant  et  gracieux.  L’on  ne  sauroit  disconvenir
  que  ce  ne  soit  une  belle  personne.
En  montant  sur  le  tröne,  eile  trouva  le  sccret  de  se  faire
aiiner  et  admirer  de  tout  le  monde.  Son  sexe,  sa  beaute,  ses
malheurs,  ne  contribuerent  pas  peu  ä  faire  recevoir  favorablement
les  louanges  que  des  gazettiers  aux  gages  de  cette  cour  en  prodiguoient.
  Elle  s’  observa  et  ne  se  fit  voir  que  du  bon  cole,  affable,
pieuse,  liberale,  populaire,  charitable,  couragense  et  magnanime,
eile  gagna  bientot  le  coeur  de  ses  sujets,  qui  s’imputerent  comme
un  crime  les  mouvemens  d’affection  qu’  ils  avaient  sentis  d’abord
pour  feu  l'Empereur  Charles  VII,  alors  Electeur  de  Baviei’e.  Elle
donna  audience  ä  un  chacun,  lut  elle-meme  les  requetes,  prit  soin
de  radministration  de  la  justice,  s’appliqua  aux  affaires,  paya  Tun
de  bonnes  paroles,  l’autre  d’un  sourire,  ou  d’  un  compliment  gracieux, ­
  assaisonna  ses  refus,  fit  des  promesses  magnifiques,  affecta
une  devotion  extreme,  disant  souvent  qu’  eile  mettoit  toute  sa  confiance
  en  Dieu,  honora  le  clerge,  temoigna  beaucoup  de  respect
pour  la  religion,  soulagea  les  pauvres  avec  ostentation,  fonda
des  hospitaux,  distribua  de  l’argent  aux  soldats,  donna  dans  le
faste,  fit  representer  des  spectacles,  harangua  elle-meme  dans
l’assemblee  des  etats,  faisant  un  etalage  pompeux  et  touchant  de
sa  Situation,  se  plaignant  du  malheur  oü  ses  ennemis  la  reduisoient,
  se  dit  inconsolable  (terme  favori)  d’etre  obligee  malgre
eile  de  partager  ses  adversites  avec  ses  fideles  sujets  ,  promit  de
reconnoitre  dans  l’occasion  le  zele  d’un  chacun,  assura  les  Ilongrois
  de  retablir  et  confirmer  leurs  anciens  Privileges  et  de  remedier
  ä  leurs  anciens  griefs,  affecta  une  grande  force  d’esprit,  so
roidit  contre  ses  malheurs  et  tächa  par  son  courage  d’en  inspirer
ä  ses  sujets.
On  u’  entendit  que  les  eloges  de  cette  princesse.  Chacun
l’eleva  aux  nues,  Tout  le  monde  se  crut  heureux.  Les  Etats  contribuerent ­
  ä  ses  besoins  ,  tout  ce  qu’il  leur  etoit  possible.  Le
Sit/.b.  d.  pliilos.-histor.  CI.  Jnhrg.  1850.  II.  Bd.  III.  Heft.  2C
            
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